E. HUYTTENS, Discussions du Congrès national, Bruxelles, 1844, t. I,II,III, IV; 1845, t.V.
Cfr. J. VAN HOUTTE, Le sentiment national belge au XIXe siècle, dans Reime générale belge, février 1961, p. 13: "Ainsi plus d'antagonisme en tre partisans de la primauté ecclésiastique ou de la société laïque, écueil con tre lequel avait sombré en 1789 le premier essai d'une indépendance...".
Comme l'illustre l'anecdote de l'embrassade entre Nothomb et Devaux, relatée par L. DE UCHTERVELDE, Le Congrès national, Bruxelles, 1945, p. 127: "un soir de juin [1831], à Londres, en sortant de chez Palmerston avec la certitude du succès, Nothomb et Devaux s'étaient jetés dans les bras l'un de l'autre en s'écriant: "Ceci ne finira donc pas comme la Révolution brabanç onne!".
La littérature sur le sujet est vaste. Voir notamment A. SIMON, La Révolution belge de 1830 vue de Paris, d'après les Archives vaticanes, dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1948, t. XXVI, no 3, p. 509-524,
qui analyse les relations entre la Révolution de Juillet et la Révolution belge, entre les révolutionnaires français et belges, à travers les réactions du nonce à Paris, Lambruschini, qui voyait poindre le retour de 1789 dans les évé nements révolutionnaires français, qui se méfiait de l'expansion révolutionnaire hors de France, et donc de la simultanéité des mouvements insurrectionnels. Voir aussi J. DROZ, Historiographie de la Révolution française pendant la Monarchie de Juillet. Actes du 89e Congrès des Sociétés savantes, Lyon, 1964, p. 463-479.
Els WITTE et J. CRAEYBECKX, La Belgique politique de 1830 à nos jours. Les tensions d'une démocratie bourgeoise, Bruxelles, 1987, p. 11-12, affirme que si le Congrès préféra une monarchie constitutionnelle modérée à un régime démocratique et républicain, c'est aussi dans la crainte d'une "éventuelle phase robespierriste de la révolution". Nous reviendrons sur ce point.
et R.DEMOULIN, L'influence française sur la naissance de l'Etat belge, dans Revue historique, 1960, t.CCXXIII, p. 13-28.
Cfr E. BEYENS, Léopold 1er et la France, dans Revue générale, 1923, t.CIX, p.412-413: "Parmi les ministres de Louis-Philippe, il [Leopold 1er] avait distingué en particulier M. Thiers; il appréciait la variété de ses connaissances, il goûtait le charme de sa conversation pétillante d'esprit, ses vues originales, parfois profondes, sur la politique étrangère. De cette sympathie qui fut réciproque il s'ensuivit entre le Roi des Belges et le ministre français une correspondance, dont quarante-sept lettres du premier sont conservées dans les papiers de M. Thiers. Dans cette correspondance, Leopold 1er sait critiquer le principe de gouvernement représentatif".
C. BRONNE, Lettres de Léopold Ier. Premier Roi des Belges, Bruxelles, 1943, p. 183. Lettre du 12 mai 1843 au baron d'Huart.
L. LICHTERVELDE, Léopod Ier et la formation de la Belgique contemporaine, Bruxelles, 1928, p. 249: "Léopold Ier avait toujours été - et il demeura toujours jusqu'à la fin de sa vie -pénétré de l'idée que les guerres de la Révolution et de l'Empire avaient laissé l'ordre social dans un état de grande fragilité".
ainsi qu'à l'ouvrage de A. DEBLON, Le diocèse de Liège en 1789. Carte et notice, Liège, 1979.
La mémoire de la Révolution française de 1789 en Belgique (1830-1914). Le cas particulier de Liège, thèse de doctorat défendue à l'Université de Liège le 18 janvier 1993.
Sur l'installation du régime français en Belgique, voir M.-R. THIELEMANS, Deux institutions centrales sous le régime français en Belgique. L'administration centrale et supérieure de la Belgique et le Conseil de Gouvernement, dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1963; t. XLI, p. 1091-1135; 1964, t. XLII, p. 399-141; 1965, t. XLIII, p. 1272-1323; et 1966, t. XLIV, p. 500-560.
Sur ces perspectives voir notre livre La mémoire de la Révolution française. Entre Liège et Wallonie, Bruxelles, Labor, 1996.
Cfr sur Dewez, J. LEJEUNE, Belges et Liégeois aux origines d'une historiographie nationale, dans Annales d'Histoire liégeoise, 1980-81, t.XXI, p. 51-68.
Philippe-Joseph BOUCQUEAU DE VILLERAIE (1773-1834), député de Malines au Congrès, il fut préfet du département de Rhin-et-Moselle en 1800, mais devint prêtre en 1826, après un drame familial. Il était chanoine de Saint-Rombaut en 1830.
Pierre DAVID (1771-1839) fut maire de Venders de 1800 à 1808, et bourgmestre en 1836.
Jacques-Joseph FABRY (1722-1798) fut magistrat dans l'ancien régime, et bourgmestre patriote de Liège en 1789.
L. DE LICHTERVELDE, Les jacobins au Congrès national..., p. 333.
L. DE LICHTERVELDE, Le Congrès national, Bruxelles, 1945, p. 27
L. DE LICHTERVELDE, Les Jacobins ..., p. 327.
Jean-François GENDEBIEN (1753-1838) était avocat; appelé par les états du Hainaut, il siégea au Congrès des Etats belgiques unis en 1790. Il émigra en 1794, puis à son retour, fut membre du Corps législatif de France jusqu'en 1813.
Voir notamment E. WITTE, Politieke machtsstrijd in enomde voomaamste belgische steden 1830-1848, Bruxelles, Pro Civitate, Historische Uitgaven, no37, 1973, 2t.
Cfr Occupants-occupés (1792-1815). Actes du colloque de Bruxelles des 29 et 30 janvier 1968, Bruxelles, 1969.
E. HUYTTENS, Op. cit., 1.1, p. 100-102, séance du 10 novembre 1830.
Charles DE ROO (1793-1880) était un magistrat catholique modéré. Député de Tielt au Congrès national.
Eugène DE SMET (1787-1872) était juge de paix à Alost. Il fut aussi commissaire du district d'Alost à la Révolution belge, et jusqu'en 1833.
Cfr. les intéressantes considérations de B. VAN DER HERTEN, Het begin van het einde. Eschatologische interpretaties van de Transe revolutie, Louvain, 1994.
Voir E. HUYTTENS, Op. cit., t. I, p.170, séance du 18 novembre 1830.
E. HUYTTENS, Op. cit., 1.1, p. 171, séance du 18 novembre 1831: cette proposition est celle de l'indépendance.
L'abbé Joseph ANDRIES (1796-1886) fut ordonné prêtre le 24 juin 1820. Il était curé de Middelbourg en 1627. Il était député de Gand au Congrès national. Il devint chanoine titulaire de la cathédrale de Bruges en 1857.
Le jeune abbé Désiré DE HAERNE (1804-1890) était député de Roulers au Congrès national.
E. HUYITENS, Op. cit., t. I, p. 217, séance du 20 novembre 1830.
Jean-Baptiste NOTHOMB (1805-1881) fut au Congrès l'un des artisans de la Constitution. Il fut membre libéral du comité diplomatique. Il sera ministre des Travaux publics en 1837, et chef de gouvernement de 1840 à 1843. Il s'orientera ensuite dans la diplomatie.
Charles-Antoine LIEDTS (1802-1878) était député d'Audenaerde au Congrès national. Il sera ministre de l'intérieur en 1840, et gouverneur de la Société Générale en 1861.