Reference : Droit et liberté dans les sociétés sans État – une relecture de Pierre Clastres à la ...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Law, criminology & political science : Metalaw, Roman law, history of law & comparative law
http://hdl.handle.net/2268/245597
Droit et liberté dans les sociétés sans État – une relecture de Pierre Clastres à la lumière d’une approche microscopique du droit
French
De Brogniez, Maxime mailto [Université de Liège - ULiège > Département de science politique > Droit public économique et marchés publics >]
20-Mar-2020
Yes
International
Journée d'étude "Déviance(s)"
20 mars 2020 journée reportée
Intersections
Liège
[fr] Théorie du droit ; Sociétés sans État ; Pierre Clastres ; Lucien François
[fr] En 1974, Pierre Clastres publie un livre qui, du point de vue de la théorie politique, fera date : La Société contre l’État. À partir de ses séjours parmi les Indiens Guyaki du Paraguay, Clastres dépasse le constat de l’absence de phénomène étatique et décrit plusieurs mécanismes qui, selon lui, visent à empêcher l’émergence d’un tel phénomène. Traditionnellement, le droit est présenté comme une émanation de l’État. Ainsi, les sociétés sans État sont généralement qualifiées de sociétés a-juridiques. À l’aide des outils fournis par le théoricien du droit Lucien François, nous nous proposons de mettre en évidence la forme très particulière que prennent les rapports juridiques dans ces sociétés. Partant de l’incurable ambiguïté sémantique du mot « droit » (auquel sont souvent associées d’autres notions non moins floues, telles celles de « norme », « modèle », « règle », « coutume »…), Lucien François élabore une terminologie nouvelle nous menant du phénomène le plus élémentaire ¬¬– le jurème – à la structure complexe couramment désignée par le terme « État ». L’application de cette « boîte à outils conceptuelle et terminologique » à la pensée de Clastres permettra de démontrer que les sociétés sans État connaissent bien des rapports de type juridique mais que ceux-ci, par la forme particulière qu’ils prennent, empêchent l’émergence de l’État. C’est, selon Clastres, pour préserver leur liberté que les Indiens mettent en place ce système qui vise à assurer – non sans contrainte – une homogénéité parfaite des convictions normatives. Toute transgression, toute déviance, est sévèrement sanctionnée, mettant ainsi en évidence l’inadéquation de l’assimilation des sociétés sans État à des sociétés sans droit. Cette conception de la liberté qui, de prime abord, peut étonner, sera également questionnée.
http://hdl.handle.net/2268/245597

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