Reference : Session 1. Pour une pensée historique de la performance
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Arts & humanities : Art & art history
http://hdl.handle.net/2268/232216
Session 1. Pour une pensée historique de la performance
French
Corswarem, Emilie mailto [Université de Liège - ULiège > > Musicologie >]
25-Oct-2018
Yes
Yes
International
Séminaire Brainstorming n. 3
du 25 octobre 2018 au 26 octobre 2018
Anne-Madeleine GOULET, José María DOMÍNGUEZ (Universidad de La Rioja), Élodie ORIOL (Ricercatrice PerformArt - École française de Rome)
Logroño
Espagne
[en] Performance ; Agentivité ; Musique
[en] Dans le prolongement de la théorisation par John L. Austin des énoncés performatifs modifiant et créant du réel (1962), une série de concepts – liés à un même noyau sémantique de « l’action » – sont mobilisés, tant en linguistique qu’en sciences sociales, en histoire de l’art et dans les arts du spectacle. Parmi ceux-ci, celui d’ « agency » (Alfred Gell, 2009) apparaît comme particulièrement fécond pour approcher les fêtes dynastiques et politiques mises en oeuvre par les églises nationales romaines ou liées à ces institutions. Si l’agentivité d’un tableau, « au-delà de sa signification perçue et supposée correspond à l’action qu’il exerce sur celui qui le regarde » (Jean-Marie Pradier, 2017), la musique et le son performent eux aussi, dotés – ni plus ni moins que l’image – de « vertus », de « forces latentes ou manifestes » (Louis Marin, 1992). Agissant au même titre que les
autres ingrédients de la fête baroque sur les spectateurs et sur le cadre urbain lui-même, la musique et le son peuvent donc être envisagés par leur « efficace » (Thomas Golsenne, Gil Bartholeyns, 2010). Ma contribution prendra pour cas d’étude une série de fêtes liées au protectorat du cardinal Girolamo Colonna (1644-1664), telles que l’élection de Ferdinand IV en tant que roi des Romains (1653), la naissance de l’héritier au trône d’Espagne (1658) et l’élection de Léopold I comme roi des Romains (1658). Ces fêtes partagent nombre de topoi quant à leur mise en oeuvre et aux artifices auxquels elles recourent. La musique et le son constitueront les points de départ d’une réflexion touchant au lieu et à l’espace – celui de la fête, en l’occurrence. La musique et le son permettent en effet de se départir de la traditionnelle dichotomie privé-public des espaces et de mettre en évidence des espaces « relationnels », rassemblant palais, églises, rues et parvis autour d’un même événement à célébrer, d’une même obédience ou d’une même appartenance politique. Ces nouveaux espaces participent donc d’une reconfiguration temporaire de la ville et, au-delà du contenu programmatique de la fête, de l’instauration d’un nouveau rapport social (Pierre Bourdieu, Ce que parler veut dire, Paris, Fayard, 1982 ; Langage et pouvoir symbolique, Paris, 1982) qu’il conviendra d’examiner.
Transitions (Département de recherches sur le Moyen Âge tardif & la première Modernité) - Transitions
European Research Council - CNRS - Ecole française de Rome - CESR
H2020 actions ERC – 2015 Consolidator Grant (CoG) n° 681415 - PerformArt Promoting, Patronising and Practising the Arts in Roman Aristocratic Families (1644-1740). The Contribution of Roman Families’ Archives to the History of Performing Arts
Researchers
http://hdl.handle.net/2268/232216
http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/portfolio-item/projets-en-cours/

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