Reference : Le Temple et le cantique de Syméon en Luc 2, 29-32. Analyse d’une métaphore poétique ...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Arts & humanities : Languages & linguistics
http://hdl.handle.net/2268/226508
Le Temple et le cantique de Syméon en Luc 2, 29-32. Analyse d’une métaphore poétique opérée par l’auteur du 3e Évangile
French
[en] The Temple and the Song of Simeon in Luke 2, 29-32. Analysis of a poetic metaphor made by the author of the 3rd Gospel
Bassilua Nzuzi, Anicet mailto [Université de Liège - ULiège > Département de langues et littératures romanes > Département de langues et littératures romanes >]
13-Dec-2018
Yes
International
De paysage quotidien à l'espace poétique : le sanctuaire dans la poésie greco-latine jusqu'au IIe s. ap. J.-C.
du 13 décembre au 15 décembre 2018
Université Paris-Sorbonne et UMR 8546 CNRS/ENS
Paris
France
[en] Temple ; Bible ; Poetry ; Temple ; Bible ; Poésie
[en] The Bible contains a number of religious songs designated by Hebrew terms, then Greek (hymnos, ôdè, psalmos), often of similar meaning. The Old Testament provides many examples through the Psalter. In the New Testament, it is attested (Lehmann, 2009) that Jesus and his disciples had an intimate knowledge of the Psalms. These songs of the Old Testament were particularly used in the liturgy of the Temple of Jerusalem, especially for sacrifices, feasts, processions. Their use has even been extended to the field of private religion (Ibid.). It turns out that these texts inspire some others in the New Testament, like the four hymns that appear at the beginning of Luke's gospel (1,46-55: Magnificat; 1,68-79: Benedictus 2, 14: Gloria: and 2, 29-32: Nunc Dimittis). Of these four hymns, that of Simeon (the Nunc Dimittis) is pronounced in the Temple thus opening a track that links the capture of its contours in consideration of the context of its execution, the sanctuary. We propose to analyze this link. Indeed, we know that the first two chapters of the Gospel of Luke function as the « narrative beginning » of the entire « work to Theophilus » - Luke-Acts - (Gerber, 2009) and that in these two chapters the information provided on the birth of Jesus was carefully chosen and placed as the foundation of God's soteriological project presented in this book. As a result, the four songs contained in this sequence are part of this literary strategy of the author of Luke (Dillon, 2006) who, unlike Paul or Marc who present the work of salvation through the theology of the cross (ie the death of Jesus), places the moment of salvation in his birth. This birth is thus declined in words, miracles and acts of compassion (Marguerat, 2008) who call, for the characters chosen by Luke, the praise. This is how these words are placed especially in the mouth of Simeon. And their significance deserves a stop for a moment. The formula εὐλόγησεν τὸν θεὸν (v. 28) placed at the beginning of the hymn seems to indicate that the following point of view is that of the author (Lohfink, 1994); the verb ὁράω (see) which qualifies the wonder realized by God vis-à-vis Simeon does not appear as a fruit of chance, etc. As it can be seen, the combination of spoken words with the character who pronounces it (Simeon, pious man) - obviously the song of Simeon has a parallel in the book of Jubilee (Jub 22: 7-9) and in Cicero ( The Republic, VI, 9) - and the place where they are pronounced (the Temple) tends to suggest an additional layer - if not the main one - of the meaning that Luke proposes to Nunc Dimittis at least in the understanding that he wants to give to this event occurred at the Temple (the meeting between Jesus and Simeon). By putting this text in parallel with others of the Old Testament - the New Testament provides many cases of proofreading of the ancient texts operated by the first Christians (1st - 2nd Century) - as the one who reports the vision (see) of Ezekiel of the departure of the glory of God from the Temple (Ez, 10), we find an illumination of this soteriological dimension that Luke proposes in his work. Jesus, qualified of your salvation (τὸ σωτήριόν σου) in the mouth of Simeon, is seen as the return of the glory of God in the same Temple. It could also go in the direction of the renewal of the Alliance as conceived by the Sadocite community. In any case, we can clearly see that, starting from these elements, the topological anchoring of the performance of Simeon's song, the Temple, makes the latter (the Temple) a metaphor of the hymn itself.
[fr] La Bible contient un certain nombre de chants religieux désignés par des termes hébreux, puis grecs (hymnos, ôdè, psalmos), de sens souvent voisin. L’Ancien Testament en fournit plusieurs exemples à travers le psautier. Dans le Nouveau Testament, il est attesté (Lehmann, 2009) que Jésus et les siens possédaient une connaissance intime des Psaumes. Ces chants de l’Ancien Testament ont été particulièrement employés dans la liturgie du Temple de Jérusalem, notamment pour les sacrifices, les fêtes, les processions. Leur usage s’est même étendu au domaine de la religion privée (Ibid.). Il s’avère que l’inspiration de ces textes affleurent dans le Nouveau Testament, à l’exemple de quatre cantiques qui apparaissent au début de l’évangile de Luc (1,46-55 : Magnificat ; 1, 68-79 : Benedictus ; 2, 14 : Gloria : et 2, 29-32 : Nunc Dimittis). De ces quatre cantiques, celui de Syméon (le Nunc Dimittis) est prononcé au Temple ouvrant ainsi une piste qui lie la saisie de ses contours notamment avec son contexte d’exécution, le sanctuaire. Nous proposons d’analyser ce lien. En effet, on sait que les deux premiers chapitres de l’évangile de Luc fonctionnent comme le « commencement narratif » de l’ensemble de l’œuvre destinée à Théophile – Luc-Actes – (Gerber, 2009) et que dans ces deux chapitres, les informations fournies sur la naissance de Jésus ont été soigneusement choisies et placées pour constituer le fondement du projet sotériologique de Dieu que présente ce livre. De ce fait, les quatre cantiques contenus dans cette séquence font partie de cette stratégie littéraire de l’auteur de Luc (Dillon, 2006) qui, contrairement à Paul ou à Marc qui présentent l’œuvre du salut à travers la théologie de la croix (c’est-à-dire la mort de Jésus), situe le moment du salut dans sa naissance. Cette naissance est ainsi déclinée en paroles, en miracles et en actes de compassion (Marguerat, 2008) qui appellent, pour les personnages choisis par Luc, la louange. C’est ainsi que ces paroles sont placées notamment dans la bouche de Syméon. Et leur portée significative mérite qu’on s’y arrête un moment. La formule εὐλόγησεν τὸν θεὸν (v. 28) placée en tête du cantique semble indiquer que le point de vue qui suit est celui de l’auteur (Lohfink, 1994) ; le verbe ὁράω (voir) qui qualifie la merveille réalisée par Dieu vis-à-vis de Syméon n’apparaît pas comme un fruit du hasard, etc. Comme on peut le remarquer, la combinaison des paroles prononcées, avec le personnage qui le prononce (Syméon, homme pieux) – évidemment le cantique de Syméon a un parallèle dans le livre de Jubilée (Jub 22, 7-9) et chez Cicéron ( La République , VI, 9) – et le lieu où elles sont prononcées (le Temple) tend à suggérer une couche supplémentaire – si pas la principale ?– de la signification que propose Luc du Nunc Dimittis du moins dans la compréhension qu’il veut donner à cet événement survenu au Temple (la rencontre entre Jésus et Syméon). En mettant en parallèle ce texte avec d’autres de l’Ancien Testament – le Nouveau Testament fournit quantité de cas de relecture des textes anciens opérées par les premiers chrétiens (Ie – IIe Siècle) – comme celui qui rapporte la vision (voir) d’Ezéchiel du départ de la gloire de Dieu du Temple (Ez, 10), on trouve un éclairage de cette dimension sotériologique que Luc propose dans son œuvre. Jésus, qualifié de ton salut (τὸ σωτήριόν σου) dans la bouche de Syméon, est vu comme le retour de la gloire de Dieu dans le même Temple. Cela pourrait aussi aller dans le sens du renouvellement de l’Alliance tel que le concevait la communauté sadocite. Dans tous les cas, on peut bien voir que, partant de ces éléments, l’ancrage topologique de l’exécution du chant de Syméon, le Temple, fait justement de ce dernier (le Temple) une métaphore de l’hymne lui-même.
Researchers ; Professionals ; Students ; General public ; Others
http://hdl.handle.net/2268/226508

There is no file associated with this reference.

Bookmark and Share SFX Query

All documents in ORBi are protected by a user license.