Reference : Les nouveaux dispositifs du contrôle des hémorragies
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Human health sciences : Public health, health care sciences & services
http://hdl.handle.net/2268/223657
Les nouveaux dispositifs du contrôle des hémorragies
French
MOENS, Didier mailto [Centre Hospitalier Universitaire de Liège - CHU > > Service des urgences >]
17-Mar-2018
2
No
Yes
National
TACMED 2018
17 mars 2018
Province de liège Epamu
Liège
Belgique
[fr] Hémorragies ; dispositifs d'hémostase ; médecine préhospitalière
[en] Les moyens actuels de contrôle des hémorragies.


Force est de constater que l’actualité mondiale et le développement des activités terroristes modifient depuis quelques années nos besoins de pratiques médicales ainsi que nos prises en charge extrahospitalière.
Nos priorités vitales civiles rencontrent de plus en plus celles des militaires avec une nécessité de rapidement contrôler les pathologies hémorragiques.
Actuellement, en trauma, le contrôle hémorragique est souvent réalisé, voir précède, le contrôle du A de l’airway dans l’algorithme ABCDE.

De nouveaux moyens permettent également de contrôler de manière plus invasives les hémorragies massives et internes. Nous allons en revoir les principaux, des plus simples au plus complexes.

• Les manœuvres chirurgicales simples
• le clampage à la pince, de l’artère lorsqu’elle est visible et précoce est relativement facile et très utile surtout dans la région proximale des membres.
• La ligature est également efficace mais demande plus d’habitude et en médecine pré-hospitalière il semble également préférable de la doubler par un clamp.
• La suture par points larges pour les hémorragies cutanées et sous cutanées, par ex les plaies de scalp, peut s’avérer également très utiles et rapides.

• Pharmacologique
• Dans tout phénomène hémorragique significatif il est actuellement indiqué d’administrer 1gr en IVL d’acide tranexamique au patient en pré-hospitalier ou le plus tôt possible. Celui-ci sera suivi au besoin d’un second gramme en 8h.

• Manœuvres externes
• Garrots : Tant décriés et bannis de la médecine civile il y a plus de 10 ans, ceux ci reviennent en force sur le terrain. Ils sont particulièrement rapides à mettre en place, efficaces et surtout bien utiles en cas de médecine de masse. Attention, ils nécessitent toutefois une bonne analgésie et un apprentissage minimum pour leur bonne utilisation.
• Compression : en l’absence de garrot ceci peut être une solution transitoire mais qui immobilise une personne auprès de la victime. Pour certains sites non accessibles au garrot cette technique ainsi que certain dispositifs sont bien utiles, seuls ou en association avec les produits hémostatiques.
• Poudre et produits hémostatiques : plusieurs firmes se sont penchées sur la production de molécule permettant de faciliter la formation d’un caillot comme par exemple le chitosan. Cette molécule est extraite de la carapace de crevettes ou de champignons. Elle est non allergisante et permet de créer des ponts entres les GR et de favoriser la formation d’un caillot même pour chez des patients hypothermes ou anticoagulés. Elle se décline sous forme de poudre, granulés ou en imprégnation de compresses ou de bande de méchage.

• Les hémorragies « osseuses »

• Les fractures du fémur : celle ci peuvent être multiple et cause de réelle hémorragie, la seule possibilité de la diminuer est la réduction de la fracture par un dispositif externe en attendant la chirurgie. Il s’agit d’attelle de type Donway ou plus ergonomique de la CT6.
• Les fractures du bassin : nécessite également un geste urgent surtout lorsqu’il s’agit de fractures complexes avec « ouverture » du bassin. Plusieurs dispositifs type ceintures peuvent être utilisée. Il faut noter que les hémorragies d’origine artérielle sont difficilement contrôlables par ce moyen et qu’il faut recourir à l’embolisation radiologique.

• Techniques spéciales

• MAST : ou pantalon antichoc, connu depuis longtemps mais étonnamment moins utilisé depuis quelques années, il permet un contrôle des hémorragies des membres inférieurs et abdominales par une augmentation de la pression externe. Une lésion thoracique contre indique son utilisation.
• REBOA : Resuscitative Endovascular Balloon Occlusion of the Aorta, il s’agit d’un système novateur, rapid et peu complexe. Un dispositif de ballon intra-aortique que l’on introduit par cathétérisation de l’artère fémorale et que l’on remonte a une hauteur voulue en fonction du site hémorragique. Une fois en place, on gonfle le ballon qui occlu l’aorte et contrôle de le saignement. Ce dispositif permet de gagner du temps permettant l’accès du patient au bloc opératoire.

• Clamshell thoracostomy : thoracotomie large par grande incision sous costale. Cette technique est mise en place par certaines équipes de Londres pour l’arrêt cardiaque traumatique en pré-hospitalier. Il permet de traiter les certaines causes réversibles de l’arrêt traumatique et de contrôler les hémorragies. Ce geste est toutefois particulièrement invasif et demande une formation particulière.
Professionals
http://hdl.handle.net/2268/223657

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