Reference : Implications de la perspective en première personne en psychopathologie : le cas de l...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Social & behavioral sciences, psychology : Anthropology
Social & behavioral sciences, psychology : Treatment & clinical psychology
http://hdl.handle.net/2268/196688
Implications de la perspective en première personne en psychopathologie : le cas de la schizophrénie
French
Englebert, Jérôme mailto [Université de Liège > Département de Psychologie > Département de Psychologie >]
Valentiny, Caroline []
9-Sep-2016
Yes
International
Colloque Normale ou ordinaire, accomplie ou autonome ? La vie et ses formes pour les personnes souffrant d’un trouble mental chronique dans et après la psychiatrie
Du 8 au 10 septembre 2016
Nicolas Marquis et Baptiste Moutaud, Uniersité Saint-Louis Bruxelles
Bruxelles
Belgique
[fr] Les approches traditionnelles de la schizophrénie en psychiatrie se centrent essentiellement sur une perspective que l’on peut qualifier de perspective en « troisième personne ». Ces considérations tentent, de l’extérieur, de circonscrire les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes affectées d’une psychopathologie. Dans le cas de la schizophrénie, les manuels insistent notamment sur les symptômes délirants et hallucinatoires – signes sur lesquels, de facto, le clinicien et le patient ne peuvent s’entendre et rencontrer une phénoménologie commune. Une autre voie d’approche, s’inscrivant dans la tradition phénoménologique, propose d’explorer les phénomènes à partir du discours et du vécu subjectif des patients – dans une perspective en « première personne ». À partir d’une recherche récemment menée, nous explorerons le vécu subjectif de six patients schizophrènes à l’aide de l’échelle EASE (Examination of Anomalous Self-Experience). Cette échelle pose des balises dans la co-construction d’une narrativité permettant l’investigation d’expériences liées aux troubles du soi. Ce choix méthodologique s’ancre dans une volonté de laisser la place à l’étonnement, de ne pas pré-penser, ou le moins possible, le recueil d’expériences. Les analyses des phénomènes décrits par les patients se nourrissent des travaux de la psychopathologie phénoménologique (Blankenburg, Minkowski, Tatossian, Stanghellini, Sass, …) et se veulent un aller-retour constant entre théorie et clinique. Dans ce contexte, nous approfondirons l’hypothèse proposée par Louis Sass selon laquelle la folie, du moins dans certaines de ses formes, pourrait dériver d’une intensification plutôt que d’un affaiblissement de la conscience. L’hyper-réflexivité schizophrénique – indiquant une focalisation explicite et réflexive sur des phénomènes a priori implicites et préréflexifs – sera particulièrement analysée à partir des descriptions recueillies. Après avoir développé, à partir des cas cliniques, cette hypothèse d’une « hyper-conscience » comme symptôme cardinal de l’expérience subjective de la schizophrénie, nous analyserons les implications du recours à la perspective en « première personne » sur la prise en charge, les modèles de soins et la manière de concevoir le rapport au monde de ces patients.
http://hdl.handle.net/2268/196688

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