Reference : Brouillages ou articulations des temps ? Valeur épistémique du discontinu en histoire
Scientific conferences in universities or research centers : Scientific conference in universities or research centers
Arts & humanities : History
Arts & humanities : Multidisciplinary, general & others
http://hdl.handle.net/2268/184372
Brouillages ou articulations des temps ? Valeur épistémique du discontinu en histoire
French
Servais, Amandine mailto [Université de Liège > Département des sciences historiques > Histoire culturelle >]
4-Jul-2015
International
Journées doctorales annuelles : Temporalités : continuités, transitions, ruptures
du 03 juillet 2015 au 04 juillet 2015
Ecole doctorale transfrontalière en sciences humaines et sociales – LOGOS
Liège
Belgique
[fr] Historiographie contemporaine ; Image ; Temporalités ; Rupture ; Arlette Farge
[en] Cette communication tente de révéler les enjeux historiographiques d’une conception non linéaire du temps, un temps irréductiblement marqué du sceau de la discontinuité.
Cette conception du temps comme dynamique toujours en devenir engage tout le dispositif historien et implique un « faire de l’histoire » différent. Les inflexions, césures, ruptures, voire survivances qui non seulement déterminent les temporalités mais qui confèrent aux phénomènes eux-mêmes leur singularité – ce qui, en eux, échappe à la régularité – imposent à l’historien une pratique originale qui lui permet de reconnaître le discontinu là où, souvent, l’on préfère fabriquer un enchaînement implacable de causes et d’effets, un entrelacs cohérent de faits – du continu, en somme.
Je mène cette réflexion au départ de l’étude d’un cas, celui de l’historienne Arlette Farge. Sa conception du temps, et donc des phénomènes historiques – leur caractère intrinsèquement irrégulier et éclaté –, l’a conduite à élaborer un récit de connaissance que je qualifierai d’ « épique » (en référence au théâtre épique de Brecht). Le récit épique refuse tout schéma narratif préétabli ; il est composé de ruptures, d’irruptions, d’infléchissements et de césures, à l’instar des faits dont il rend compte. Partant, les vertus de la forme épique, pour la discipline historique, sont indéniables. 1) Elle débouche sur un récit de connaissance très respectueux de son matériau puisqu’il en adopte les qualités. 2) L’historiographie épique présente, de plus, une fonction critique. Elle permet de ne pas se laisser « endormir » par des explications historiennes lissantes, par des synthèses qui risquent d’aplanir les faits, d’en dénier la complexité. En introduisant du dissensus, l’épique permet de contrer le danger auquel ne résistent pas toujours les discours historiens plus traditionnels : le finalisme historique servi par un respect scrupuleux du schéma narratif romanesque.
LOGOS
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/184372

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