Reference : Norovirus bovins isolés en Belgique en 2007 et investigation de leur potentiel zoonot...
Scientific congresses and symposiums : Poster
Life sciences : Veterinary medicine & animal health
http://hdl.handle.net/2268/158208
Norovirus bovins isolés en Belgique en 2007 et investigation de leur potentiel zoonotique par l’étude des interactions virus-celllules
French
Mauroy, Axel mailto [Université de Liège - ULiège > Département des maladies infectieuses et parasitaires > Virologie vétérinaire et maladies virales animales >]
Scipioni, Alexandra [> >]
Mathijs, Elisabeth [> >]
Thys, Christine [> >]
Thiry, Etienne mailto [Université de Liège > Département des maladies infectieuses et parasitaires (DMI) > Virologie vétérinaire et maladies virales animales >]
Mar-2008
Yes
No
International
Xèmes Journées Francophones de Virologie
27-28 mars 2008
Paris
France
[fr] Appartenant à la famille des Caliciviridae, les norovirus sont des virus non enveloppés. Leur génome est composé d’un ARN monocaténaire de polarité positive d’approximativement 7,5 kb. Trois cadres ouverts de lecture (ORFs) y sont décrits et l’ORF 2 code pour l’unique protéine composant leur capside. Les norovirus infectent l’homme et les animaux (bovins, porcins, murins). Chez l’homme, ils sont des agents majeurs de gastroentérite sporadique ou épidémique d’origine souvent alimentaire. Chez le bovin, ils seraient également les agents d’entérite bénigne bien qu’à l’heure actuelle aucune épidémie à norovirus n’ait été décrite chez cette espèce. La voie d’infection des norovirus est habituellement oro-fécale, ils sont très résistants dans l’environnement et une infection peut survenir même avec une très faible dose infectieuse. Les norovirus humains et animaux sont relativement proches génétiquement et coexistent parfois de manière très étroite dans nos pays d’Europe du nord. Il est donc logique d’envisager le risque zoonotique lié aux norovirus animaux et plus particulièrement celui lié aux norovirus bovins. Ces derniers sont considérés comme endémiques dans des pays proches de la Belgique et une forte séroprévalence apparente a été montrée dans ce pays. Ce travail avait pour but l’étude moléculaire des souches de norovirus bovins ayant circulé au cours de l’année 2007. L’investigation préliminaire de leur potentiel zoonotique a également été étudiée au travers des interactions virus-cellules.
Une banque d’échantillons de matières fécales bovines en provenance d’un laboratoire d’analyse et de diagnostic vétérinaire installé en Région Wallonne (ARSIA) a été constituée tout au long de l’année. Un diagnostic rapide par RT PCR a été effectué pour détecter des séquences de norovirus bovins des deux génotypes décrits actuellement. Les couples d’amorces utilisés, JV12-13, BEC et CBECu s’hybridaient dans les régions codant pour la polymérase virale et dans le début de l’ORF2, régions assez conservées. Ces séquences ont été analysées comparativement à celles isolées dans les années précédentes.
Parallèlement, des pseudoparticules d’une souche de norovirus bovin (B309) et d’une souche de norovirus humain (HV) ont été produites comme décrit précédemment avec de légères modifications. Leur concentration protéique a été obtenue par BCA et des lapins ont été immunisés avec ces antigènes. Trois injections de 25 µg d’antigènes dilués dans du PBS et complétées avec les adjuvants complet et incomplet de Freund ont été réalisées. La production d’un sérum hyperimmun dirigé contre la protéine de capside des norovirus a été contrôlée par ELISA. Les pseudoparticules ont ensuite été utilisées pour des études de liaisons sur différents types cellulaires dont les Caco2, cellules connues pour exprimer à leur surface des oligosaccharides proches de ceux des systèmes ABO et de Lewis, ces oligosaccharides étant impliqués comme récepteurs cellulaires pour de nombreux norovirus humains. L’attachement des pseudoparticules a été mis en évidence par immunofluorescence indirecte en utilisant les sérums polyclonaux et un anticorps secondaire anti-lapin couplé à l’Alexa fluor 488.
Des séquences de norovirus bovins ont pu être identifiées dans les prélèvements de matières fécales bovines tout au long de la période de constitution de la banque, ces séquences étant proches de celles des norovirus bovins de génotype 2. Une prévalence apparente dans les cheptels bovins de Wallonie a put être déterminée. Au cours de premiers tests réalisés, si les pseudoparticules de HV se sont liées aux cellules Caco2, aucun attachement des pseudoparticules du norovirus bovin à ces mêmes cellules n’a pu être démontré.
Nous avons donc montré que les norovirus sont largement répandus en Belgique et leur diagnostic tout au long de la période d’échantillonnage prouve un certain caractère endémique de ces virus en Belgique ; cette constatation rejoignant celles en provenance de pays proches (Grande Bretagne, Allemagne) et de séroprévalence. De ce fait, ils pourraient constituer un risque zoonotique, risque qui pourrait être cependant pondéré par les études préliminaires d’interaction virus-cellules. Des études plus approfondies ont besoin d’être conduites à ce sujet.
Researchers ; Professionals
http://hdl.handle.net/2268/158208

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