Reference : Risques et défis sécuritaires de la (non)-intégration des Balkans occidentaux dans l’...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Law, criminology & political science : Political science, public administration & international relations
http://hdl.handle.net/2268/147914
Risques et défis sécuritaires de la (non)-intégration des Balkans occidentaux dans l’Union européenne
French
Lika, Liridon mailto [Université de Liège - ULiège > > > >]
15-May-2013
Yes
International
Après-midi de recherche du Département de Science politique
le 15 mai 2013
[en] Balkans occidentaux ; intégration européenne
[en] La région des Balkans occidentaux, ces deux dernières décennies, était source de conflits, de guerres, de tensions et de mésententes inter et intra-étatiques, ainsi que d’une instabilité politique et économique. Les querelles permanentes, depuis le XIXe siècle, entre les différents groupes ethniques ont surtout surgit à la fin du siècle dernier au moment de la désintégration de l’ex-Yougoslavie, provoquant une déstabilisation générale de la région dont les conséquences perdurent encore aujourd’hui. Tout au long des années nonante, les instances européennes tentent de contrôler le déroulement des faits, mais les divisions internes sur la question, le défaut de maturité politique et de capacité d’action collective montrent que l’UE n’a joué qu’un rôle accessoire dans la gestion de ces situations problématiques : certains auteurs vont même jusqu’à dire que cette dernière ne peut être qualifié d’acteur international puisque durant cette période elle manque d’autonomie vis-à-vis de ses États membres et de cohérence dans sa stratégie d’action. Raison pour laquelle, les États-Unis, l’Organisation du traité de l’Atlantique du Nord (OTAN) et l’Organisation des Nations unies (ONU) vont occuper la place centrale dans la pacification de la région.
Cette incapacité d’action et de stabilisation préoccupe les décideurs européens dans la mesure où ils décident de créer la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) en 1999, et où l’UE finit par prendre de plus en plus de responsabilités dans la gestion de son environnement proche. Dans ce cadre, lors du Conseil européen de Feira (2000) et notamment celui de Thessalonique (2003) l’UE ouvre la perspective d’adhésion aux États balkaniques au « cas par cas », c’est-à-dire selon un processus méritocratique, en adoptant une stratégie d’élargissement vers cette partie du continent européen. À travers ses missions civiles et militaires, sa diplomatie active, ses investissements économiques et commerciaux, son instrument d'aide de préadhésion (IAP), l’UE, ces dix dernières années, est parvenue à s’imposer davantage à tel point qu’elle présente actuellement l’autorité la plus visible dans la région. Toutefois, les États des Balkans occidentaux continuent à présenter des risques et défis sécuritaires puisque même si l’état de guerre dépassé, la paix reste fragile à cause des tensions et des disputes infinies sur des questions sensibles. En conséquence, pour ces pays le chemin d’intégration européenne reste remplit d’obstacles infranchissables, exposant à nouveaux les limites de l’UE en tant qu’« acteur » international à gérer des dossiers délicats qui menacent la stabilité régionale. En effet, l’UE ne parvient toujours pas à régler définitivement la question du nom de la Macédoine car l’un de ses États membres, à l’occurrence la Grèce, s’oppose. De plus, malgré son engagement important, la diplomatie européenne connaît des faiblesses dans la stabilisation de la Bosnie-Herzégovine, pays qui connaît de véritables frictions entre ses différentes communautés. La non-reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par l’ensemble des États membres dévoile également l’incapacité de l’UE à agir d’une seule voix.
http://hdl.handle.net/2268/147914

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