Publications of Aurore Drécourt
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See detailRéguler les conflits violents. Le rôle du notaire dans la principauté de Liège, XVIIe-XVIIIe siècle
Drécourt, Aurore ULiege

Doctoral thesis (2019)

L'étude des conflits violents, tout comme ceux résultant de la seule violence verbale, révèle des mécanismes de sociabilité à l'origine de liens ou de ruptures entre les individus d'un groupe donné. Elle ... [more ▼]

L'étude des conflits violents, tout comme ceux résultant de la seule violence verbale, révèle des mécanismes de sociabilité à l'origine de liens ou de ruptures entre les individus d'un groupe donné. Elle permet de mieux comprendre les logiques inhérentes aux solutions trouvées par les uns et les autres pour effacer l'affront qui a été fait. En effet, la société d'Ancien Régime est caractérisée par la pluralité des formes de régulation des conflits et le recours à des solutions alternatives à la portée en justice pour obtenir la réparation du tort subi. Les individus offensés peuvent ainsi choisir de se venger eux-mêmes, peuvent décider de recourir à la justice ou d'opter pour une procédure de type « infrajudiciaire », en se déplaçant par exemple devant le notaire, acteur privilégié dans cette étude. Cette possibilité n'a que trop peu fait l'attention des historiens alors que les archives notariales recèlent une mine incroyable d'informations relatives aux conflits agitant le quotidien des populations. En résumé, cette étude permettra d'appréhender les stratégies des individus dans la résolution des conflits et d'interroger à nouveau frais la place de l'infrajudiciaire dans la vie quotidienne d'autrefois. [less ▲]

Detailed reference viewed: 157 (33 ULiège)
See detailLe vol des femmes dans les actes notariés liégeois des XVIIe et XVIIIe siècles : entre défense de l’honneur et régulation sociale
Drécourt, Aurore ULiege

in A paraître (2019)

Aux XVIIe et XVIIIe siècles lorsque l’identité d’une voleuse parvient à la connaissance du propriétaire lésé de son bien, différentes possibilités s’offrent à lui, dont le recours à la justice. La ... [more ▼]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles lorsque l’identité d’une voleuse parvient à la connaissance du propriétaire lésé de son bien, différentes possibilités s’offrent à lui, dont le recours à la justice. La présente communication propose, non pas d’aborder le vol domestique commis par des femmes via les archives judiciaires, mais via les archives notariales. Les notaires rédigent des déclarations passées par des voleuses qui établissent la liste précise des objets dérobés, demandent pardon et/ou promettent une compensation. L’individu volé détient dès lors un document qui lui permettra de faire pression sur la voleuse, si celle-ci ne respecte pas son engagement. L’acte notarié est en effet un acte authentique qui fait pleine foi en justice. Dans ces déclarations, les circonstances des vols sont parfois décrites, de même que la manière dont ils ont été découverts. On y lit aussi les stratégies employées par des suspects pour prouver leur innocence. Ces sources permettent à l’historien d’aborder d’autres procédés de régulation sociale, notamment les procédés à l’amiable qui évitent de passer par l’arsenal répressif de la justice d’Ancien Régime. S’il récupère rapidement son bien, le propriétaire lésé peut en effet décider de ne pas porter plainte. De son côté, la voleuse, consciente d’avoir attiré l’attention, a tout intérêt à demander pardon et à réparer sa mauvaise action pour éviter, d’une part le châtiment de la justice, d’autre part l’exclusion d’une société où l’honneur et la réputation forment la base des relations sociales. En résumé, nous proposons ici d’étudier quelques cas de femmes voleuses dans la Principauté de Liège via un autre type de sources – les archives notariales – afin de mettre en lumière le fonctionnement d’une société et notamment un processus de régulation sociale différent du recours en justice. [less ▲]

Detailed reference viewed: 64 (2 ULiège)
See detailCoquin, garce, jeanfoutre ! Les actes notariés liégeois au cœur des conflits quotidiens des XVIIe et XVIIIe siècles
Drécourt, Aurore ULiege

Conference given outside the academic context (2018)

Durant l’Ancien Régime, les victimes pouvaient recourir aux services d’un notaire afin de retranscrire leurs mésaventures ou pour parvenir à un accord avec leurs agresseurs. Injures, coups, déflorations… ... [more ▼]

Durant l’Ancien Régime, les victimes pouvaient recourir aux services d’un notaire afin de retranscrire leurs mésaventures ou pour parvenir à un accord avec leurs agresseurs. Injures, coups, déflorations… Comment nos ancêtres vivaient les tensions au quotidien ? Venez naviguer au sein des conflits des gens d’autrefois, de leur vocabulaire fleuri, mais aussi de leurs souffrances et espérances. Violence, passion, solidarité, dénuement, les actes notariés fournissent un trésor d’informations sur une société vivante et suscitent un « effet de réel » qui nous emporte loin de notre quotidien. [less ▲]

Detailed reference viewed: 38 (0 ULiège)
See detailLes actes notariés liégeois du XVIIe siècle : transition et sauvegarde d’une justice médiévale
Drécourt, Aurore ULiege

Conference (2018, January 31)

La justice médiévale se caractérise par une procédure orale et publique au sein de laquelle les parties sont censées être sur un pied d’égalité. Le juge n’a dès lors qu’un rôle d’arbitre, les différentes ... [more ▼]

La justice médiévale se caractérise par une procédure orale et publique au sein de laquelle les parties sont censées être sur un pied d’égalité. Le juge n’a dès lors qu’un rôle d’arbitre, les différentes preuves étant réunies par les parties en présence. Il s’agit d’une justice négociée, dont le but est de réparer le préjudice subi. Il s’agit moins de « punir » que de rétablir la paix entre les parties. Les transactions, hors de la sphère judiciaire, sont aussi très fréquentes. Progressivement, avec la montée de l’Etat et la monopolisation des pouvoirs par le Prince, la justice va se transformer. Le criminel offense le Prince en contrevenant à ses lois, en perturbant l’ordre public. Dans ce dernier cas, la procédure inquisitoire permet dès lors à un officier de justice de se charger lui-même du rassemblement des preuves et de la poursuite du criminel afin de le condamner, de le punir. Toutefois, malgré cette évolution à l’époque moderne, les transactions entre les parties, héritées de cette tradition médiévale d’une justice négociée, subsistent. Elles peuvent prendre diverses formes selon les lieux et sont préférées à la justice du fait de leur rapidité, de leur faible coût, et surtout, de leur discrétion. Elles permettent aussi de résoudre les conflits au sein d’une petite communauté : à l’échelle familiale ou encore de la paroisse, sans qu’un individu extérieur – comme le juge – ne vienne interférer. Le notaire, tout particulièrement, est l’intermédiaire idéal pour ce genre de transaction : à une époque où l’écrit a de plus en plus de poids, ces actes, à valeur authentique, constituent des preuves légales. Il n’est donc pas rare de se déplacer devant cet officier de l’autorité publique pour des affaires relevant du petit criminel. De plus, des accords pour homicides y sont également établis, malgré la poursuite publique des autorités. Nous proposons ici d’étudier les accommodements notariés liégeois du XVIIe siècle qui assurent le prolongement de cette tradition médiévale d’une justice réparatrice, dont le but est de rétablir la paix entre les parties plutôt que de punir le criminel. [less ▲]

Detailed reference viewed: 36 (1 ULiège)
See detailDe l’intérêt des études de cas : l’exemple du procès pour viol de Marie Barbe Blavier
Drécourt, Aurore ULiege

Scientific conference (2017, March)

Le viol de Marie Barbe Blavier en 1768 n’est pas un évènement singulier sous l’Ancien Régime. Ce viol, qui a débouché sur un procès, illustre toutefois ce qu’une étude de cas peut apporter au travail de ... [more ▼]

Le viol de Marie Barbe Blavier en 1768 n’est pas un évènement singulier sous l’Ancien Régime. Ce viol, qui a débouché sur un procès, illustre toutefois ce qu’une étude de cas peut apporter au travail de l’historien. Cette affaire permet au chercheur de mieux appréhender des processus de conciliations souvent peu documentés ainsi qu’une manière de penser différente de celle de notre société actuelle. [less ▲]

Detailed reference viewed: 70 (3 ULiège)
See detailLe notaire dans la régulation sociale des conflits violents dans la Principauté de Liège aux XVIIe et XVIIIe siècles
Drécourt, Aurore ULiege

Conference (2016, March)

L’étude des conflits violents révèle des mécanismes de sociabilité à l’origine de liens ou de ruptures entre les individus d’un groupe donné. Elle permet de mieux comprendre les logiques inhérentes aux ... [more ▼]

L’étude des conflits violents révèle des mécanismes de sociabilité à l’origine de liens ou de ruptures entre les individus d’un groupe donné. Elle permet de mieux comprendre les logiques inhérentes aux solutions trouvées par les uns et les autres pour effacer l’affront qui a été fait. En effet, la société d’Ancien Régime est caractérisée par la pluralité des formes de régulation des conflits et le recours à des solutions alternatives à la portée en justice pour obtenir la réparation du tort subi. Les individus offensés peuvent ainsi choisir de se venger eux-mêmes, peuvent décider de recourir à la justice ou d’opter pour une procédure de type « infrajudiciaire », en se déplaçant par exemple devant le notaire, acteur privilégié dans cette étude. Cette possibilité n’a que trop peu retenu l’attention des historiens alors que les archives notariales recèlent une mine incroyable d’informations relatives aux conflits agitant le quotidien des populations. [less ▲]

Detailed reference viewed: 52 (2 ULiège)
See detailLes actes notariés : de nouvelles sources pour étudier les conflits violents et leurs résolutions. Exemple de la Principauté de Liège au XVIIe siècle
Drécourt, Aurore ULiege

Conference (2016, January 26)

Les actes notariés constituent des sources d’une grande richesse pour l’historien et ont permis de nombreuses études. Inventaires, testaments, contrats de mariage sont autant de documents qui ont ... [more ▼]

Les actes notariés constituent des sources d’une grande richesse pour l’historien et ont permis de nombreuses études. Inventaires, testaments, contrats de mariage sont autant de documents qui ont renouvelé notre connaissance de la vie sociale et économique des populations d’autrefois. Toutefois, les actes réalisés par les notaires sont d’une telle variété qu’ils n’ont pas encore révélé tous leurs secrets. Glissés entre des centaines de documents à valeur économique, certains actes nous renseignent sur la violence de la société d’Ancien Régime et sur les solutions mises en œuvre pour la réguler. Ce genre d’étude s’est appuyé durant des décennies sur des archives judiciaires. Toutefois, il est de plus en plus acquis parmi les historiens de la justice que les populations d’Ancien Régime n’allaient pas systématiquement devant le juge pour régler leurs différends mais préféraient opter pour d’autres stratégies de résolutions de conflits. Le notaire a, à ce titre, joué un rôle majeur. Il est celui devant lequel on établit des accommodements. Il est aussi celui qui retranscrit et authentifie le récit subjectif des victimes, témoins ou agresseurs, qui seront ensuite, selon le choix du comparant, enregistrées ou non au greffe. Aussi l’étude des sources notariales offre-t-elle à l’historien la possibilité de saisir des récits qui ne seraient sans doute jamais parvenues à sa connaissance par la seule étude des archives criminelles. De plus, elles ont l’avantage de présenter des couches plus modestes de la population et de montrer que le judiciaire n’est pas la voie unique, voire préférée, pour régler les conflits. La présente communication propose de montrer toute la richesse de ces documents si peu étudiés par les historiens, le tout dans le cadre de la Principauté de Liège au XVIIe siècle. [less ▲]

Detailed reference viewed: 66 (5 ULiège)
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See detailDiscours et stratégies dans les déclarations criminelles élaborées devant les notaires liégeois aux XVIIe et XVIIIe siècles
Drécourt, Aurore ULiege

in Dire, (d)écrire, représenter la violence, Colloque international du CRIHAM (2016)

Le présent projet de communication propose une étude sur la manière de représenter la violence ainsi que son instrumentalisation à des fins personnelles dans des actes relevant de la pratique notariale ... [more ▼]

Le présent projet de communication propose une étude sur la manière de représenter la violence ainsi que son instrumentalisation à des fins personnelles dans des actes relevant de la pratique notariale aux XVIIe et XVIIIe siècles à Liège. L’analyse de ces sources est novatrice pour une histoire de la criminalité. En effet, les historiens se sont avant tout centrés sur les archives des cours judiciaires. Il semble cependant que les populations d’Ancien Régime n’allaient pas systématiquement devant le juge pour régler leurs conflits. Ainsi des accords, qui ne seraient sans doute jamais parvenus à la connaissance de l’historien par la seule étude des archives criminelles, émergent dans les actes relevant de la pratique notariale. Outre ces accommodements clairement identifiés dans les minutes, les populations d’Ancien Régime se déplacent également devant notaires pour que ceux-ci retranscrivent, plus ou moins fidèlement, le récit subjectif d’un évènement vécu. Ces déclarations criminelles seront ensuite, selon le choix du comparant, enregistrées ou non au greffe. En effet, cette trace d’accusation ou de témoignage ne parvient pas systématiquement aux autorités. Tout dépend de l’évolution du conflit et parfois le simple déplacement chez le notaire pousse la partie adverse à s’accommoder avant le passage en justice. Ces déclarations criminelles constituent des sources particulièrement intéressantes pour observer la psychologie, les perceptions et les interprétations de la violence des victimes et des agresseurs. Nous proposons ici d’étudier les stratégies discursives mises en œuvre lors de la passation d’une déclaration devant le notaire et sur ce qu’elles révèlent de la société qui les produit. En effet, ces témoignages constituent une véritable mise en scène de la violence, qui est instrumentalisée afin d’obtenir gain de cause lors d’un conflit. Comment les comparants s’y prennent-ils ? Quels sont les topoï les plus souvent utilisés ? Observe-t-on une évolution de ces discours entre le XVIIe et le XVIIIe siècle ? Cette analyse permettra de mettre en lumière la manière dont la société attribuait différents seuils de gravité à des actes violents, leurs circonstances aggravantes et comment ces représentations de la société étaient sciemment utilisées par les intervenants pour déconstruire la gravité de leurs actes. Enfin, étudier la violence et les discours des personnes impliquées permet également une meilleure compréhension de phénomènes sociaux que nous proposons de souligner, comme l’importance de l’honneur et sa place essentielle dans la société d’Ancien Régime. [less ▲]

Detailed reference viewed: 78 (12 ULiège)
See detailLa dissolution des mœurs à Liège aux XVIIe et XVIIIe siècles
Drécourt, Aurore ULiege

Conference (2015, November)

Detailed reference viewed: 48 (3 ULiège)
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See detailLes actes notariés : des sources non négligeables dans l'étude des conflits quotidiens des populations du XVIIIe siècle à Liège
Drécourt, Aurore ULiege

in Annales de l'Est (2015), spécial

Insults, gossip, and slander are the origin of many conflicts during the Ancien Régime. They are used to hurt someone’s honour or reputation, which are essential values to keeping good relationships in ... [more ▼]

Insults, gossip, and slander are the origin of many conflicts during the Ancien Régime. They are used to hurt someone’s honour or reputation, which are essential values to keeping good relationships in society. People need to defend their honour when they are injured. They can seek reparations by taking legal action or opting for infrajudicial practices, such as contacting a notary. This possibility has attracted too little attention from historians whereas notarial records are a massive source of information related to conflicts affecting people's daily lives. Indeed, during the eighteenth century, inhabitants of Liège contacted a notary in order to find an agreement, clear their name of an insult, or to write their version of an aggression. [less ▲]

Detailed reference viewed: 126 (25 ULiège)
See detailInjure, honneur et solidarité dans les actes des notaires liégeois de 1758 à 1762
Drécourt, Aurore ULiege

Master's dissertation (2013)

Detailed reference viewed: 66 (20 ULiège)