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<dc:type xml:lang="en">doctoral thesis</dc:type>
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<dc:type>info:eu-repo/semantics/doctoralThesis</dc:type>
<dc:rights xml:lang="en">restricted access</dc:rights>
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<dc:title xml:lang="en">Combining ecological niche models and dispersal simulations to predict bryophytes dynamic response to climate changes</dc:title>
<dc:title xml:lang="fr">Combiner des modèles de niche écologique et des simulations de dispersion pour prédire la réponse dynamique des bryophytes aux changements climatiques</dc:title>
<dc:creator>Zanatta, Florian</dc:creator>
<dc:contributor>Vanderpoorten, Alain</dc:contributor>
<dc:contributor>Patiño, Jairo</dc:contributor>
<dc:date>2018-10-10</dc:date>
<dc:format>136</dc:format>
<dc:identifier>https://orbi.uliege.be/handle/2268/227357</dc:identifier>
<dc:identifier>info:hdl:2268/227357</dc:identifier>
<dc:language>en</dc:language>
<dc:subject>ecological niche models</dc:subject>
<dc:subject>migration simulations</dc:subject>
<dc:subject>bryophytes</dc:subject>
<dc:subject>biogeography</dc:subject>
<dc:subject>climate changes</dc:subject>
<dc:subject>mechanistic models</dc:subject>
<dc:subject>aerial dispersal</dc:subject>
<dc:subject>spores</dc:subject>
<dc:subject>movement ecology</dc:subject>
<dc:subject xml:lang="en">Life sciences</dc:subject>
<dc:subject xml:lang="en">Environmental sciences &amp; ecology</dc:subject>
<dc:subject xml:lang="fr">Sciences du vivant</dc:subject>
<dc:subject xml:lang="fr">Sciences de l’environnement &amp; écologie</dc:subject>
<dc:description xml:lang="fr">Malgré le nombre croissant de politiques d’atténuation des changements climatiques,&#xd;
les émissions anthropiques de gaz à effet de serre ont continué d’augmenter entre 1970&#xd;
et 2010, avec des augmentations plus importantes entre 2000 et 2010. La période de&#xd;
1983 à 2012 a d’ailleurs été identifiée comme la plus chaude des 1400 dernières années&#xd;
dans l’hémisphère nord. Par conséquent, les changements climatiques ont été&#xd;
identifiés comme étant l’une des principales menaces pour la biodiversité, les scénarios&#xd;
les plus pessimistes conduisant à des taux d’extinction pouvant être qualifiés de&#xd;
sixième extinction massive de l’histoire de la Terre. Les modèles de répartition&#xd;
d’espèces (ou SDMs) ont été les outils les plus utilisés pour évaluer l’impact des&#xd;
changements climatiques futurs sur la biodiversité en utilisant des informations&#xd;
spatiales afin d’inférer les niches écologiques d’espèces à partir des conditions&#xd;
climatiques actuelles. L’une des principales hypothèses de ces modèles est cependant&#xd;
que les espèces vivent en équilibre avec leur environnement, comme si elles n’avaient&#xd;
aucune limite de dispersion. Une telle hypothèse est essentielle si nous voulons&#xd;
projeter ces niches écologiques modélisées sous des conditions climatiques futures.&#xd;
L’objectif principal de la présente thèse était ainsi de développer un modèle intégratif&#xd;
et spatialement explicite afin de pouvoir faire des prédictions sur les variations d’aire&#xd;
de répartition des organismes dispersés par le vent, dans un contexte de changements&#xd;
climatiques. Plus précisément, nous avons calibré un modèle analytique de dispersion&#xd;
à longue distance de Wald avec des caractéristiques biomécaniques intrinsèques aux&#xd;
espèces (i.e. la vitesse de sédimentation des diaspores et leur hauteur d’émission) et&#xd;
des variables environnementales (i.e. hauteur de canopée, intensité de vent et10&#xd;
turbulences). Nous avons ensuite intégré ce modèle de dispersion, combiné à des&#xd;
cartes d’habitat potentiel, dans une version modifiée de l’automate cellulaire MigClim&#xd;
permettant de simuler la migration des espèces tout en testant des scénarios de&#xd;
changements environnementaux. Initialement, MigClim ne considérait qu’une&#xd;
probabilité de colonisation isotrope autour d’une population source avec un noyau&#xd;
(kernel) de dispersion constant dans l’espace. Ceci rendait problématique son&#xd;
utilisation dans le cas d’organismes dispersés par le vent car (i) les courants aériens&#xd;
sont directionnels et (ii) la vitesse du vent varie grandement à travers le paysage. Nous&#xd;
avons donc développé cette méthode afin (i) de permettre l’intégration d’événements&#xd;
de dispersion asymétrique en fonction de la vitesse du vent et (ii) de rendre le modèle&#xd;
de dispersion spatialement explicite en échantillonnant les conditions de vent et la&#xd;
structure de la couverture végétale dans chaque pixel tout au long des simulations de&#xd;
migration. Nous avons appliqué cette méthode afin de prédire l’impact des&#xd;
changements climatiques sur les futures aires de distribution des bryophytes,&#xd;
particulièrement sensibles aux variations climatiques en raison de leur poïkilohydrie.&#xd;
Nous avons commencé par mesurer expérimentalement les vitesses de sédimentation&#xd;
des spores de bryophytes à l’aide d’une caméra à haute vitesse afin d’en déduire un&#xd;
modèle prédictif de la vitesse de sédimentation en fonction de la taille des spores. La&#xd;
non-sphéricité et les ornementations particulières de la paroi extérieure des spores ont&#xd;
engendré un certain décalage entre les vitesses de sédimentation observées et prédites&#xd;
par le modèle. Ceci a soulevé des questions relatives au rôle de ces variations&#xd;
importantes de forme et de texture dans la capacité de dispersion des spores. Un lien&#xd;
significatif entre la taille des spores et leur vitesse de sédimentation a néanmoins&#xd;
été identifié. A partir de ces estimations de vitesse de chute de spores et d’un ensemble&#xd;
de cartes d’habitats potentiels dérivés de SDMs pour le climat actuel et prédis d’ici&#xd;
2050 en Europe, nous avons réalisé une analyse de sensibilité sur une version modifiée&#xd;
de MigClim de manière à tester l’impact de différentes hauteurs d’émission de spores&#xd;
et vitesses de vent moyennes. La variation de succès de colonisation prédite était&#xd;
significativement influencée par la hauteur d’émission mais pas par les différences de&#xd;
vents horizontaux moyens, suggérant que chez les petits organismes dispersés par le&#xd;
vent tels que les bryophytes, l’élévation du sporophyte par rapport au sol constitue une&#xd;
forte pression évolutive. Les résultats du modèle combiné sur trois espèces à&#xd;
distributions géographiques contrastées en Europe révèlent des taux d’extinction&#xd;
beaucoup plus élevés que les taux de colonisation, y compris avec les scénarios&#xd;
climatiques les plus optimistes et les kernels de dispersion aérienne les plus&#xd;
performants. Bien que des modèles supplémentaires soient nécessaires pour évaluer les&#xd;
effets des changements climatiques sur un large éventail d’espèces, nos résultats&#xd;
préliminaires indiquent un impact du réchauffement climatique beaucoup plus&#xd;
important sur les bryophytes que sur les plantes vasculaires. Ceci souligne le rôle&#xd;
primordial des bryophytes en tant qu’indicateur des changements climatiques.</dc:description>
<dc:description xml:lang="en">Despite a growing number of climate change mitigation policies, anthropogenic&#xd;
greenhouse gas emissions have continued to increase over 1970 to 2010, with larger&#xd;
absolute increases between 2000 and 2010. Indeed, the period from 1983 to 2012 has&#xd;
been identified as the warmest 30-year period of the last 1400 years in the Northern&#xd;
Hemisphere. As a result, climate changes have been identified as one of the major&#xd;
biodiversity threats, with the worst-case scenarios leading to extinction rates that&#xd;
would qualify as the sixth mass extinction in the history of the earth. Species&#xd;
distribution models (SDMs) have been the most widely used tool to assess the impact&#xd;
of future climate changes on biodiversity patterns, using spatial information to infer&#xd;
species ecological niches from climatic conditions that prevail today across the&#xd;
distribution range occupied by the species. One of the main assumptions of these&#xd;
models is, however, that species live at equilibrium with their environment, as if they&#xd;
had no dispersal limitations. Such an assumption is critical if we aim at projecting&#xd;
these modeled ecological niches under future climatic conditions. The main goal of the&#xd;
present thesis was to develop an integrative, spatially explicit model to make&#xd;
predictions of range shifts in wind-dispersed organisms in a context of climate changes.&#xd;
More precisely, we calibrated a Wald analytical long distance dispersal model with&#xd;
species intrinsic biomechanical features (i.e., the settling velocity of diaspores and&#xd;
their release height) and environmental variables (i.e., canopy height, wind intensity&#xd;
and turbulence), through direct observations of diaspore deposition patterns. We then&#xd;
integrated this dispersal model combined with habitat suitability maps into a modified&#xd;
version of MigClim’s cellular automaton that allows migration simulation of species&#xd;
across the landscape, while implementing environmental change scenarios. Initially,&#xd;
MigClim assumed an isotropic colonization probability around a source population&#xd;
with a single constant dispersal kernel across the landscape. This was challenging its&#xd;
use for wind-dispersed organisms because (i) wind movements are directional and (ii)&#xd;
wind velocity varies widely from an area to another across the landscape. We therefore&#xd;
developed this method to (i) allow the integration of asymmetrical dispersal depending&#xd;
on wind parameters and (ii) render the dispersal kernel spatially-explicit by sampling&#xd;
pixel-specific wind speed and canopy structure along the migration simulations. We&#xd;
applied this method to predict how climate changes will impact future distribution&#xd;
ranges in bryophytes, which are particularly sensitive to climatic variations due to their&#xd;
poïkilohydry. We started by measuring bryophytes spores settling velocities using a&#xd;
high-speed camera experiment and produced a predictive model as a function of spore&#xd;
size. The non-sphericity and particular ornamentation patterns of the outer spore wall&#xd;
caused some mismatch between observed and predicted settling velocities, raising&#xd;
questions on how these striking variations in shape and texture affect their dispersal&#xd;
capacity. However, we globally identified a significant relationship between spore9&#xd;
settling velocity and size. Based on these spore fall speed estimates and a set of SDM&#xd;
derived maps of habitats suitability at present time and in predicted 2050 climatic&#xd;
conditions in Europe, we ran a sensitivity analysis on a modified version of MigClim to&#xd;
test the impact of differences in spores release height and horizontal mean wind speed.&#xd;
Variation in predicted colonization success was significantly driven by release height&#xd;
but not by differences in horizontal mean wind speed, suggesting that, in small-sized&#xd;
wind-dispersed organisms like bryophytes, there is a strong evolutionary pressure for&#xd;
elevating the sporophyte above ground. The implementation of the combined model&#xd;
on three species of contrasted distribution across Europe reveals much higher&#xd;
extinction than colonization rates, even for the most optimistic climatic scenarios and&#xd;
the most successful wind dispersal kernels. Although additional models need to be&#xd;
produced to forecast climate changes impacts on a wide range of bryophyte species,&#xd;
our preliminary results point to a much more severe impact of climate warming for&#xd;
bryophytes as compared to vascular plants. This highlights the primary role of&#xd;
bryophytes as indicators of climate changes.</dc:description>
<dc:publisher>ULiège - Université de Liège</dc:publisher>
<dc:description>Combined ecological niche models and dispersal simulations to predict bryophytes dynamic response to climate changes</dc:description>
<dc:contributor>Biological Sciences from Molecules to Systems - inBioS</dc:contributor>
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