References of "Janvier, Antoine"
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See detailPaysage sans paysan (Gilles Clément / Yannick Ogor)
Hagelstein, Maud ULiege; Janvier, Antoine ULiege

Conference (2017, December 19)

On observe aujourd’hui un engouement généralisé pour les expériences agricoles (ou horticoles) en milieu citadin : jardins collectifs, tentatives d’autogestion, potagers mobiles, parcelles délimitées par ... [more ▼]

On observe aujourd’hui un engouement généralisé pour les expériences agricoles (ou horticoles) en milieu citadin : jardins collectifs, tentatives d’autogestion, potagers mobiles, parcelles délimitées par des palettes récupérées, occupation de terrains vagues, dynamisation des quartiers autour de fermes urbaines, gestion par les collectivités locales, économie de partage, contact avec des gestes anciens, des légumes oubliés, des espèces protégées, etc. On ne peut qu’être séduit par ce qui apparaît d’abord ou en tout cas qui se présente d’abord dans sa dimension alternative (dans sa dimension écologique et politique alternative) : autre forme d’échange, autre rapport à la vie végétale, autre modalité du collectif – qui transforment le quotidien. À partir de ce constat, on voudrait proposer une lecture des travaux et des idées développées par le jardinier-paysagiste (artiste aussi) Gilles Clément – dont l’intérêt et le succès semblent a priori liés à l’extension de ces expériences dans les villes. Clément permet de poser une question importante : quel rapport à l’environnement peut-on encore construire/imaginer, étant entendu qu’il est désormais intenable – en situation d’anthropocène : en situation d’usure des ressources et d’impact négatif irréversible sur l’environnement – de continuer à s’engager dans un rapport de stricte exploitation sans vergogne de la nature, mais qu’on ne peut pas non plus se contenter du purisme écologique et de la solution qui consisterait à constituer des réserves, des enclos ou des ilots préservés où la diversité serait en quelque sorte parquée. Dans plusieurs de ses textes (Manifeste du Tiers-paysage, L’alternative ambiante, Toujours la vie invente, Où en est l’herbe ?, etc.), Gilles Clément montre que la nature résiste à la fois à son exploitation et à sa « préservation », en tant qu’elle est dynamique/mouvante et inventive : elle trouve d’ailleurs son meilleur terrain non pas dans la campagne ou dans les parcs mais dans ce qu’il appelle le tiers-paysage : sur les friches et les délaissés urbains, ces endroits où l’activité humaine n’est pas inexistante mais où elle est apparemment suspendue (bordures d’autoroutes, contre-bas de chemins de fer, anciens terrains industriels abandonnés, terrils, lisières des bois, pentes trop raides, berges des rivières, etc.). Donc des endroits qui ne sont pas ou qui ne sont plus entretenus (même s’ils bordent ou s’ils portent les traces criantes de l’activité humaine), et qui deviennent des refuges très précieux pour la biodiversité (botanique, entomologique, etc.). Les villes jouent donc manifestement un rôle très important – chez Clément – dans la construction de sa théorie des délaissés (théorie à laquelle on voudrait donner une autre dimension dans notre conclusion). Gilles Clément prône donc dans ses textes des idées enthousiasmantes, et qui séduisent d’ailleurs le plus grand nombre (y compris ceux qui comme nous n’entendent rien au jardinage) : le respect du rythme / de la cadence propres aux plantes, la minimisation des contraintes portées sur leur libre croissance, la légitimation de leur circulation au sein de ce qu’il appelle « le jardin planétaire », l’usage « non commerçant » de la biodiversité, etc. Ces idées ont aujourd’hui fait du chemin ; elles ont d’ailleurs commencé à intégrer massivement les plans d’urbanisme actuels (chaque ville déploie sa petite friche). Mais ce n’est pas exactement ce qui nous intéresse chez lui, ou pas seulement, et on voudrait proposer une lecture autre – légèrement décalée – de sa réflexion écologique. Pour nous : en développant ses idées sur le Tiers-paysage, en proposant un inventaire de ce qu’il repère comme des formes d’« art involontaire », ou en portant une conception inédite du jardinage, Clément met au cœur des questions d’environnement la question paysanne, c’est-à-dire permet de penser les problèmes écologiques au départ de la figure du paysan (ou plutôt au départ de sa disparition). Il permet ce lien en dépit du fait qu’il ne parle pas, ou très peu, du paysan, mais plutôt de l’artiste, du jardiner, du jardiner-artiste. Et on voudrait expliquer ici pourquoi cette opération est à nos yeux décisive, et peut-être même urgente. [less ▲]

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See detailPHILOSTORY : autour du spectacle d’Isabelle Pousseur « Last Exit to Brooklyn (Coda) » (Hubert Selby Jr.)
Hagelstein, Maud ULiege; Janvier, Antoine ULiege; Despret, Vinciane ULiege et al

Conference given outside the academic context (2017)

Quels liens peut-on tracer entre le retour du loup dans les forêts des Cévennes et la vie dans les communautés urbaines de Brooklyn ? Ce grand écart apparent constitue le défi pour la pensée de la ... [more ▼]

Quels liens peut-on tracer entre le retour du loup dans les forêts des Cévennes et la vie dans les communautés urbaines de Brooklyn ? Ce grand écart apparent constitue le défi pour la pensée de la prochaine soirée Philostory organisée au Théâtre de Liège (02/10). D’un côté, le spectacle d’Isabelle Pousseur, Last Exit to Brooklyn (Coda), au départ du texte que Hubert Selby Jr. consacre à la vie d’un immeuble dans une grande ville des Etats-Unis et aux rapports sociaux qui s’y nouent. De l’autre, l’expérience inédite d’un philosophe cherchant à penser le retour spontané du loup en France, et construisant à partir de là de nouvelles figures du « diplomate ». En croisant ces deux récits, on pourra envisager de nouvelles formes de cohabitation, de nouvelles façons de composer les relations, qui prennent en compte sans les nier la peur du sauvage, la violence (puissance de conflit), la promiscuité, le sens du territoire, l’inégalité des rapports, mais aussi la nécessité des alliances et de l’invention d’un langage commun. Vers un modèle différent de la diplomatie. [less ▲]

Detailed reference viewed: 9 (1 ULiège)
See detailIdéologie de l'enfance et de l'éducation dans l'oeuvre de Fernand Deligny. Anthropologie, pédagogie, politique.
Janvier, Antoine ULiege; Verdeau, Patricia

Book published by Europhilosophie Editions (2017)

Les questionnements à l'œuvre au sein de cet ouvrage collectif s'ancrent dans la prise au mot du titre de l'ouvrage de Pierre-François Moreau, Fernand Deligny et les idéologies de l’enfance. Il y va d'une ... [more ▼]

Les questionnements à l'œuvre au sein de cet ouvrage collectif s'ancrent dans la prise au mot du titre de l'ouvrage de Pierre-François Moreau, Fernand Deligny et les idéologies de l’enfance. Il y va d'une appréhension spécifique de l'enfance, telle que l'appréhendent les premiers textes de Deligny, et de l'ensemble des idéologies qui s'inscrivent dans des processus d'éducation. Occupant le point de vue de la mise en échec du rapport éducatif, Deligny cherche à mettre en évidence d’autres types de procès de constitution subjective et d’institution du commun (« l’humaine nature ») permettant une double problématisation des modalités d’apprentissage et de la construction de rapports sociaux et d’une collectivité humaine. On peut se demander si une telle interrogation peut encore s’inscrire sous le signe d’une quelconque « pédagogie » ou « anthropologie », dans la mesure où elle remet en question l’idée même d’éducation comme celle d’être humain. C’est à cette question majeure que l'ensemble des contributions de cet ouvrage tentent de répondre, en portant un regard attentif aux lieux d’inscription du travail de Deligny, ainsi qu’au champ des pratiques pédagogiques interrogeant la norme éducative depuis ce qui s’en écarte. [less ▲]

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See detail"Une même langue pour tous?" L'instruction du peuple sous la Révolution française: lecture de Renée Balibar
Janvier, Antoine ULiege; Bruschi, Fabio

in Provenzano, François; Goin, Emilie (Eds.) Usages du peuple. Savoirs, discours, politiques (2017)

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See detailInstitutional Pedagogies on the Edge between Politics and Therapy
Wustefeld, Sophie ULiege; Janvier, Antoine ULiege

Conference (2016, June 16)

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See detailCritique du capitalisme néolibéral et travail rhétorique chez Frédéric Lordon : un discours d’affectation.
Provenzano, François ULiege; Janvier, Antoine ULiege

in Dissensus. Revue de philosophie morale et politique (2016), 6

Les ouvrages de Frédéric Lordon ont offert ces dernières années un éclairage nouveau des mécanismes de la finance et du capitalisme en régime néolibéral, en vertu de la place centrale qu’ils accordent aux ... [more ▼]

Les ouvrages de Frédéric Lordon ont offert ces dernières années un éclairage nouveau des mécanismes de la finance et du capitalisme en régime néolibéral, en vertu de la place centrale qu’ils accordent aux affects. Il est frappant que cette entreprise – qui est triple: analyse de la finance, analyse du capitalisme, analyse de la domination – soit doublée d’une attention portée au discours même qui la développe. On peut repérer une telle attention dans la pluralité des genres de discours qu’investit Frédéric Lordon : ouvrages « savants » ou « universitaires », mais aussi courts essais engagés aux éditions Raisons d’agir, articles de presse dans Le Monde Diplomatique notamment, tenue du blog « La pompe à phynance » sur le site du même journal, et même pièce de théâtre récemment adaptée au cinéma, D’un retournement l’autre. Comédie sérieuse sur la crise financière. En quatre actes, et en alexandrins . Diversité de genre entre les différents types de textes, donc. Diversité interne à chacun de ces textes, aussi : le lecteur de Frédéric Lordon se trouve toujours à cheval sur plusieurs codes rhétoriques dont joue l’auteur dans un même ouvrage. On pourrait bien sûr tenir cette double diversité pour la simple conséquence du talent d’écriture de Lordon, ou d’un plaisir pris par l’auteur à jouer du langage et des ethos qu’il construit. Le présent article propose au contraire de considérer cette diversité comme le résultat d’un véritable travail sur les modalités rhétoriques du discours critique sur le capitalisme financiarisé, qu’il faut articuler aux principaux postulats de sa théorie sociale. L’hypothèse défendue sera, précisément, de considérer qu’il y a une construction rhétorique qui participe de l’entreprise critique et, du même coup, qui s’inscrit comme un geste politique dans une « société des affects ». [less ▲]

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See detailPenser dans la crise de l'éducation: Hannah Arendt et le problème de la contingence
Janvier, Antoine ULiege

in Bulletin d'Analyse Phénoménologique (2016)

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See detailFernand Deligny ou la pensée au milieu: une généalogie du coutumier
Janvier, Antoine ULiege

in Le Cercle Herméneutique (2016), 26-27

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See detailLes intellectuels dans la guerre civile européenne (1914-1945): enjeux philosophiques d'une histoire à écrire
Janvier, Antoine ULiege; Tverdota, Gabor

in Cahiers du GRM (2014), 6

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See detailL'intellectuel critique aujourd'hui
Hamers, Jérémy ULiege; Cormann, Grégory ULiege; Englebert, Jérôme ULiege et al

Article for general public (2014)

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See detailVie, langage, matérialité: les stratégies de civilité du cinéma de Kechiche
Janvier, Antoine ULiege

in Cahiers du GRM (2014), 5

Partant d'une analyse des quatre premiers films de Kechiche, en particulier de "La faute à Voltaire", "L’esquive" et "La graine et le mulet", ce texte s'efforce de penser les modalités et les conséquences ... [more ▼]

Partant d'une analyse des quatre premiers films de Kechiche, en particulier de "La faute à Voltaire", "L’esquive" et "La graine et le mulet", ce texte s'efforce de penser les modalités et les conséquences du traitement cinématographique proposé par Abdellatif Kechiche de la vie ou de l’existence humaine depuis le problème que pose leur limite. On verra qu’il y va d’une certaine conception et perception de la violence, et d’une exploration soutenue et attentive de l’épaisseur affective, proto- ou para-politique, de nos formations sociales. [less ▲]

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See detailVie et intériorité dans La Vie d'Adèle - le parti pris de l'extériorité
Hagelstein, Maud ULiege; Janvier, Antoine ULiege

in Cahiers du GRM (2014), 5

(Introduction) Mais pourquoi « la vie » d’Adèle ? À l’évidence, Kechiche ne nous en montre qu’une période limitée. Pourquoi alors La Vie d’Adèle, et pas : L’adolescence d’Adèle, La passion d’Adèle, Adèle ... [more ▼]

(Introduction) Mais pourquoi « la vie » d’Adèle ? À l’évidence, Kechiche ne nous en montre qu’une période limitée. Pourquoi alors La Vie d’Adèle, et pas : L’adolescence d’Adèle, La passion d’Adèle, Adèle et Emma, ou Les amours d’Adèle ? Le spectateur est prévenu depuis longtemps, on le lui a assez dit : le film met en scène l’histoire d’une adolescente qui cherche sa vérité intime. Et quoi de plus intime qu’une passion amoureuse ? Kechiche ne manque pas d’exposer au regards les séquences les plus privées d’une telle passion, dans de longues scènes qui ont tant fait parler d’elles. Le cadre interprétatif est là, tout prêt : Adèle éprouve les aléas de la recherche incertaine de soi ; elle fait l’épreuve de ce rite initiatique des sociétés modernes qui est en même temps le moment privilégié d’expérimentation et de construction du sujet. La Vie d’Adèle, Bildungsroman d’une jeune lilloise du 21ème siècle testant différentes configurations amoureuses avant d’approcher la vérité de son désir : d’abord un garçon, puis une copine de lycée, puis Emma, puis d’autres aventures, et pour finir, peut-être, un jeune homme. Sauf que cette « formation » ne débouche sur aucune forme subjective achevée. Adèle se cherche-t-elle vraiment ? Et surtout : est-ce là le sujet réel du film (au double sens du terme : aussi bien le thème choisi par le cinéaste que la subjectivité autour de laquelle tourne La Vie d’Adèle) ? [less ▲]

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See detailSens et non-sens à l'école. Suivi de Violence, éducation, civilité: Pédagogie Nomade analyseur de l'institution scolaire
Janvier, Antoine ULiege

in Cahiers du GRM (2013), 4

Ces deux textes ont été écrit pendant les trois années d’ouverture d’une école différente en Communauté française de Belgique, Pédagogie Nomade. Ils constituent à la fois un témoignage et une tentative de ... [more ▼]

Ces deux textes ont été écrit pendant les trois années d’ouverture d’une école différente en Communauté française de Belgique, Pédagogie Nomade. Ils constituent à la fois un témoignage et une tentative de problématisation : problématisation de cette expérience pédagogique, de ses apports, de ses difficultés, voire de ses impasses et de ses échecs ; problématisation, plus largement, des questions d’éducation que Pédagogie Nomade a permis d’interroger, sinon à nouveaux frais, du moins d’un regard neuf. 1. Sens et non-sens à l’école. On dit souvent que l’école souffre l’absence de sens. Qu’il lui faudrait retrouver des apprentissages qui aient du sens ; des rapports entre professeurs et élèves qui aient du sens ; des finalités qui aient du sens. Les quelques lignes qui suivent proposent de prendre le parti inverse, et suggèrent que l’école souffre d’abord du trop de sens dont elle est investie, c’est- à-dire, comme nous allons le voir, de sa difficulté à se rapporter au non-sens qui l’affecte. On prendra Pédagogie Nomade, expérience scolaire menée entre 2008 et 2011 à Limerlé en Ardenne belge6, comme analyseur d’un certain nombre de problèmes éducatifs posés dans l’institution scolaire aujourd’hui, et surtout comme opérateur de leur déplacement et de leur reformulation. 2. Violence, éducation, civilité : Pédagogie Nomade analyseur de l’institution scolaire. Ce texte cherche à montrer que Pédagogie Nomade, expérimentation scolaire en Communauté française fondée sur l’idée d’égalité entre professeur et élèves et appuyée sur un principe de cogestion, prenant à rebours le mythe moderne de l’éducation, tente de formuler à nouveaux frais les problèmes posés par la violence dans le rapport pédagogique tel qu’il est structuré dans l’institution scolaire. [less ▲]

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See detailMais pourquoi "la vie" d'Adèle ? (Sur La vie d'Adèle d'A. Kechiche)
Hagelstein, Maud ULiege; Janvier, Antoine ULiege

Article for general public (2013)

Oui, pourquoi la « vie » d’Adèle ? À l’évidence, Kechiche ne nous en montre qu’une tranche, de la fin de ses années de lycée à ses premiers pas d’institutrice maternelle. Pourquoi alors la vie d’Adèle, et ... [more ▼]

Oui, pourquoi la « vie » d’Adèle ? À l’évidence, Kechiche ne nous en montre qu’une tranche, de la fin de ses années de lycée à ses premiers pas d’institutrice maternelle. Pourquoi alors la vie d’Adèle, et pas : l’adolescence d’Adèle, la passion d’Adèle, Adèle et Emma, ou les amours d’Adèle ? Car le spectateur est prévenu depuis longtemps, on le lui a assez dit : le film met en scène l’histoire d’une adolescente qui se cherche, qui cherche sa vérité intime. Et quoi de plus intime qu’une passion amoureuse, celle d’Adèle et Emma, jeune femme qui termine les Beaux-Arts ? Quoi de plus intime dans la passion amoureuse que le plaisir et la sexualité ? Kechiche ne manque pas d’exposer aux regards les séquences les plus privées d’une telle passion, dans de longues scènes de sexe qui ont déjà tant fait parler d’elles. Le cadre interprétatif est là, tout fait : Adèle passe par le temps de la recherche de soi, où l’on ne sait pas ce que l’on est et où l’on tente de survivre à la crise identitaire ; elle fait l’épreuve de ce rite initiatique des sociétés modernes qui est en même temps le moment privilégié d’expérimentation et de construction du sujet. Ainsi La vie d’Adèle serait le Bildungsroman d’une jeune Lilloise du 21e siècle testant différentes configurations amoureuses avant d’approcher la vérité de son désir : d’abord un garçon, puis une copine de lycée, puis Emma, puis d’autres aventures, et pour finir, peut-être, un jeune homme. Sauf que cette « formation » ne débouche sur aucune forme subjective achevée. Ceci doit éveiller notre méfiance. Adèle se cherche-t-elle vraiment ? Et surtout : est-ce là le sujet réel du film (au double sens du terme : aussi bien le thème choisi par le cinéaste que la subjectivité autour de laquelle tourne La Vie d’Adèle) ? [less ▲]

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See detailEconomie et formation des Humanités: quelle politique?
Janvier, Antoine ULiege

in Dissensus (2013, May), 5

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See detailÉmancipation intellectuelle et émancipation politique. Entretien avec Jacques Rancière
Janvier, Antoine ULiege; Cukier, Alexis; Lavergne, Cécile

in Cukier, Alexis; Lavergne, Cécile (Eds.) Actualité des concepts d'aliénation et d'émancipation (2013)

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