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See detailRelativiser la "transition", penser la "contradiction". Ce que nous apprennent les transformations dans le monde du "Blanc-Bleu Belge" en Wallonie aujourd'hui
Gérard, Marie ULiege

in Pour (2017), n°231(2016/3),

En Wallonie, la race blanc-bleu belge incarne de façon exemplaire l’entreprise de modernisation agricole de l’après-guerre. Si, plusieurs décennies durant, elle fut considérée comme une fierté nationale ... [more ▼]

En Wallonie, la race blanc-bleu belge incarne de façon exemplaire l’entreprise de modernisation agricole de l’après-guerre. Si, plusieurs décennies durant, elle fut considérée comme une fierté nationale, l’air du temps a bien changé depuis les années 1970. À l’heure de « l’environnement », du « bien-être animal » et de la « transition agro-écologique », le « BBB » n’échappe plus à la critique qui condamne le « productivisme » agricole, met en évidence les impasses dans lesquelles il nous a conduits et réclame une agriculture respectueuse des animaux, de la nature et des consommateurs. Il n’est dès lors guère surprenant, lorsqu’on se rend sur le terrain, de constater que le monde du blanc-bleu belge connaît de profondes transformations ; reste à savoir ce qu’elles nous enseignent. Après avoir décrit l’émergence d’une double tendance – le durcissement de la logique des « productions animales » à l’œuvre depuis le XIXe siècle, l’émergence d’alternatives multiples renouant avec « l’élevage » –, cet article vise à relativiser la « transition » en vue de mieux penser la « contradiction ». Car ces deux tendances sont contradictoires : la possibilité de leur « coexistence » n’est due qu’à des inégalités économiques, sociales et culturelles de plus en plus importantes entre les classes sociales – inégalités que le modèle de la « transition » a notamment pour effet d’occulter. [less ▲]

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See detailL'homme est-il un animal comme les autres?
Gérard, Marie ULiege

Conference given outside the academic context (2017)

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See detailAbattre les animaux à la ferme: un débat philosophique, un choix politique
Gérard, Marie ULiege

in Mille Lieux (2017), n°7

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See detailUn "âge d'or" touche-t-il à sa fin? Histoire, adaptations et reconfigurations dans le champ du Blanc-Bleu Belge en Wallonie aujourd'hui (1980-2015)
Gérard, Marie ULiege

Conference (2017, September)

Contribuer à une réflexion qui envisage autrement l’entreprise de « modernisation agricole » du XXe siècle en Europe occidentale implique une triple opération. Afin d’inscrire cette entreprise dans ... [more ▼]

Contribuer à une réflexion qui envisage autrement l’entreprise de « modernisation agricole » du XXe siècle en Europe occidentale implique une triple opération. Afin d’inscrire cette entreprise dans l’histoire plus générale des développements et des reconfigurations du capitalisme, il importe d’abord de la faire remonter à la révolution industrielle du XVIIIe siècle (et non aux « Trente Glorieuses », simple accélération, certes prodigieuse, de ce qui, dans les campagnes et ailleurs, se joue déjà depuis un siècle). Il faut ensuite montrer que cette histoire, loin d’être naturelle et nécessaire, a au contraire engendré, non seulement de la souffrance, mais également des résistances ainsi que des revendications organisées. Troisièmement, il est essentiel de montrer que l’histoire de la modernisation agricole n’est pas achevée ; aussi importe-t-il de prendre le contrepied des chantres de la « modernité réflexive », accompagnement idéologique du « capitalisme vert ». C’est ce projet critique que notre communication alimentera sur la base d’une enquête de terrain : l’élevage de la très controversée race bovine blanc-bleu belge qui, à l’heure actuelle, constitue toujours la première spéculation des éleveurs allaitants en Wallonie. Nous proposerons une analyse en quatre temps qui s’inscrit dans la droite ligne de ce colloque (plus particulièrement dans son troisième volet). Dans un premier temps, nous montrerons que l’histoire de cette race d’élevage est intéressante en ce qu’elle rejoue d’une manière singulière l’histoire dominante de la modernisation agricole. En nous appuyant sur les récits des éleveurs de « BBB », il apparaîtra que ce qu’ils appellent « l’âge d’or » – soit la tournure particulière que prend en Wallonie la modernisation agricole de l’après-guerre en s’organisant, dans le champ de l’élevage allaitant, autour d’une race hyper-conformée connue pour ses césariennes obligatoires ainsi que pour la qualité de sa viande diététique – ne coïncide pas, ainsi qu’on l’attendrait, avec la période dite des « Trente Glorieuses », mais bien avec les très néolibérales années 1980. Second point. Dans les années 1970, un tournant s’amorce dans le monde agricole occidental : sur fond d’une critique du « productivisme », celui-ci consacre simultanément le durcissement de la logique modernisatrice et l’institutionnalisation « d’alternatives » à ce modèle dominant ; or – et c’est une seconde singularité de ce cas –, pour les éleveurs de « BBB », cet embranchement semble être devenu effectif seulement depuis les années 2000. C’est ce qu’ils racontent tous : ils sont désormais sommés de choisir ; soit s’engager toujours plus avant dans la logique de modernisation, soit opter pour des « alternatives ». Mais tout indique, on le verra, que la race « BBB » n’est adaptée à aucune de ces deux trajectoires. Nous montrerons alors qu’un tel « verrouillage » de la race blanc-bleu belge n’est pas seulement d’ordre technique, mais également socio-psychique. Certes, des reconfigurations sont encore possibles ; mais pas pour tous. Certains éleveurs, parce qu’ils sont attachés à une race d’élevage, c’està-dire aussi à une certaine structure de l’exploitation agricole impliquant un certain rapport au monde, à la nature, aux autres et à soi-même, ne peuvent entamer les reconfigurations qui s’imposent. Nous mettrons en évidence le malaise qui habite certains de ces « paysans modernisés », ceux qui perdent aujourd’hui la compétition dont, hier, ils étaient sortis victorieux. Nous conclurons sur ce sentiment de malaise et, surtout, sur la critique qu’il implique de « l’environnement » et du « bien-être animal » (nouveaux mots d’ordre éthiques de la « modernité réflexive »). Il est clair en effet que cette société « réflexive », en prenant pour cible les pratiques d’élevage intensives du blanc-bleu belge (cf. : l’article du journal Le Monde), ne fait finalement que construire des boucs émissaires, lesquels répondent à une fonction précise : se convaincre que l’ère de l’environnement est aujourd’hui advenue et, par-là, oublier que sans s’arcbouter à une critique politique radicale, l’éthique environnementale ne peut qu’accélérer la propagation du capitalisme. [less ▲]

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See detailRéinventer l'abattoir de proximité? Quelques réflexions
Gérard, Marie ULiege

Conference given outside the academic context (2017)

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See detailLa dynamique de la controverse du piétonnier de Bruxelles
Charlery de la Masselière, Madeleine ULiege; Esnoul, Elise ULiege; Pfohl, Clémentine ULiege et al

E-print/Working paper (2017)

La dynamique de la controverse apparue autour du projet de piétonisation des boulevards centraux de la Ville de Bruxelles est relue à travers la théorie de l’acteur réseau (Callon &Latour 1986) . Ceci ... [more ▼]

La dynamique de la controverse apparue autour du projet de piétonisation des boulevards centraux de la Ville de Bruxelles est relue à travers la théorie de l’acteur réseau (Callon &Latour 1986) . Ceci permet de mettre en évidence deux traductions concurrentes : celle de la ville et celle de la Platform Pentagone. La ville a traduit son projet en organisant un réseau d’acteurs autour du point de passage obligé (PPO) suivant : « piétonniser les boulevards centraux pour stopper le transit automobile et faire du centre de Bruxelles un nouveau cœur urbain attractif ». La traduction de la Platform Pentagone, notre deuxième porte-parole, propose un autre point de passage obligé : « faire un piétonnier négocié, favorable à tous les usagers ». Cette formulation entre en concurrence directe avec celle de la ville. Chacune des deux problématisations illustre une conception différenciée de la notion de piétonnier ainsi que de ce qui est, ou non, négociable. Des dissidences apparaissent qui permettent de relever une série d’ambigüités au sein des réseaux et des diverses situations. [less ▲]

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See detailEléments bibliographiques pour une histoire géologique de la notion de race
Gérard, Marie ULiege

Conference (2012, October 30)

La notion de race est un produit historique dont la définition actuelle est le résultat de déplacements successifs des significations. Cette évolution est reliée à des évolutions des connaissances mais ... [more ▼]

La notion de race est un produit historique dont la définition actuelle est le résultat de déplacements successifs des significations. Cette évolution est reliée à des évolutions des connaissances mais aussi des usages et des dispositifs de mise en valeur et des modes d'organisation sociale de l'élevage. [less ▲]

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See detailGrille d'analyse sociotechnique pour l'analyse des races
Gérard, Marie ULiege

Conference (2011, September 24)

La communication propose une méthode, inspirée de la théorie de l'acteur réseau, d'une race locale comme produit de la rencontre entre des dynamiques socio-économiques et des potentialités naturelles.

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See detailL'inscription territoriale de la gestion des races animales : une recherche pluridisciplinaire
Steyaert, Patrick; Casabianca, François; Baret, Philippe et al

Conference (2011)

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See detailCanguilhem, Erwin Straus et la phénoménologie : la question de l'organisame vivant
Gérard, Marie ULiege

in Bulletin D'Analyse (2010), 6(2), 118-145

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