References of "Sow, Aboubakry"
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See detail« PRENDRE SOIN, MONTRER, PARTAGER : REGARD ANTHROPOLOGIQUE SUR MON ENFANCE EN MAURITANIE ».
Sow, Aboubakry ULiege

Conference (2019, June 26)

Ma thèse de Doctorat en anthropologie, soutenue au mois mars 2017 à l'Université de Liège (Belgique), m’avait permis de mener une étude réflexive consistant à évoquer mon enfance et ma jeunesse, et à ... [more ▼]

Ma thèse de Doctorat en anthropologie, soutenue au mois mars 2017 à l'Université de Liège (Belgique), m’avait permis de mener une étude réflexive consistant à évoquer mon enfance et ma jeunesse, et à penser mes multiples statuts (de musicien, peul, noble, migrant, issu d’une communauté stratifiée d’un village) pour expliquer le fil d’un parcours sinueux, m’ayant d’abord désorienté, puis orienté ensuite vers ma passion (la musique), contrairement à l’attente de mes parents qui était celle de la réussite dans les études. J’aimerais conduire ici une réflexion d’un chercheur « du cru » (c’est-à-dire issu du terrain qu’il étudie) sur mon enfance, et sur ce qui était patrimoine pour moi. Cela signifie discuter la définition du patrimoine adaptée aux enfants. Il s’agira d’une sorte de réflexion a posteriori, ou de retour sur mes expériences infantiles, en partant de deux exemples qui m’ont particulièrement marqué à cette époque. Le premier est celui de mon petit tambour (baggel) en boîte de conserve, avec lequel j’avais appris à jouer certaines formules rythmiques afin de pouvoir accompagner le sippiro sukaaɓe, ou lutte traditionnelle pour les enfants, et que mon oncle avait injustement crevé. Et le second exemple est celui du ballon (España 82), dont mes compagnons d’âge m’avaient confié la responsabilité en tant que capitaine de l’équipe de football qui se nommait « Soleil », mystérieusement déchiré à la veille d’un match important contre une équipe concurrente. [less ▲]

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See detailEntendre les voix du fleuve, éprouver les mots en crue : méandres poétiques d'un réseau géographique (Sénégal, Mauritanie)
Sow, Aboubakry ULiege

Conference (2019, May 29)

EcoSen: L'analyse écopoétique des littératures de la Vallée du Fleuve Sénégal a pour objectif de mettre en évidence les liens entre productions littéraires (orales, écrites) en langue peule et ... [more ▼]

EcoSen: L'analyse écopoétique des littératures de la Vallée du Fleuve Sénégal a pour objectif de mettre en évidence les liens entre productions littéraires (orales, écrites) en langue peule et environnement dans la Vallée du Fleuve Sénégal (sud de la Mauritanie, nord du Sénégal), par la mise en œuvre d’une approche théorique inédite pour les littératures de cette région, et en langues africaines en général : l’écopoétique. [less ▲]

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See detail"The pabbondiral game or the learning of joking kinship among Haalpulaar children of the village of Djéwol (Mauritania)".
Sow, Aboubakry ULiege

Scientific conference (2019, April 01)

There is a ritual of joking among the village's haalpulaaren who is called denɗiraagal (joking relationship). Denɗiraagal is used to strengthen kinship or neighborhood ties but also serves as a channel ... [more ▼]

There is a ritual of joking among the village's haalpulaaren who is called denɗiraagal (joking relationship). Denɗiraagal is used to strengthen kinship or neighborhood ties but also serves as a channel through which many problems are settled peacefully. Among the various learning techniques of the denɗiraagal, there is a special technique called pabbondiral reserved for children from an early age to learn kinship joking. Thus, the game of pabbondiral consists for the two children (only the age of the children is taken into account and not the sex), to be standing one in front of the other (in the presence of the parents, or adults) and each in turn compares a supposed physical defect of the one before him with something that might provoke laughter. Often, the discourse on the part of the body chosen by chance and supposed to be the target of the pabbondiral has nothing to do with reality. The experience that the child would have acquired from the game of pabbondiral, creates in him an ability to memorize learned formulas, allowing him by his only imagination to improvise a speech on the physical defects of the other, which will make laughter people present. In the following communication, I will question the role that children play in the construction and practice of joking kinship. How does pabbondiral play promote early learning of joking kinship among haalpulaar children? [less ▲]

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See detail"Chant et comportement agressifs du groupe coolooji : un mode d’identification chez les haalpulaar’en de Djéwol (Mauritanie) ?"
Sow, Aboubakry ULiege

Conference (2018, November 12)

Il existe dans la communauté haalpulaar du village de Djéwol (Mauritanie) un groupe marginal nommé coolooji (sing. coolo, contestataires sociaux) qui excelle par ses comportements excessifs. Ces derniers ... [more ▼]

Il existe dans la communauté haalpulaar du village de Djéwol (Mauritanie) un groupe marginal nommé coolooji (sing. coolo, contestataires sociaux) qui excelle par ses comportements excessifs. Ces derniers sont sources de méfiance et de mépris de la part de certains villageois, mais également de complicité et d’admiration par d’autres en raison de leurs véritables talents de chanteurs, même si le caractère agressif de leurs chants est souvent source de tensions et de conflits. Dans ma communication, je propose d’analyser les chants et le comportement agressifs du groupe marginal des coolooji. Je m’intéresserai à deux groupes de coolo opérant dans deux registres différents leur cooloyagal (fonction du coolo). Il s'agit du cupurta (plur. cupurteeɓe, maître coolo qui ne se réfère qu'aux traditions anciennes) et d’almuudo ngay (plur. Almuɓɓe ngay, ancien étudiant du Coran, mais ne respectant plus les règles de la religion). Je tenterai alors de montrer comment ces deux personnages, en contestant les normes et valeurs sociales qui prédominent au sein de la communauté haalpulaar et musulmane du village de Djéwol, arrivent à créer des situations inédites de conflits dont ils tirent largement profit. Je mobiliserai plus particulièrement deux types de chants utilisés par les coolooji à savoir : les chants de ƴattoore (injures), et des chants de njennor (médisances) pour montrer que le caractère agressif de ces chants ne laisse aucun villageois indifférent. [less ▲]

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See detailMusique des coolooji dans le village mauritanien de Djéwol. Fonction, rôle et dynamique.
Sow, Aboubakry ULiege

Scientific conference (2018, September 27)

Il existe dans la communauté haalpulaar du village de Djéwol (Mauritanie) un groupe marginal nommé coolooji (sing. coolo, contestataires sociaux) qui excelle par ses comportements excessifs. Ces derniers ... [more ▼]

Il existe dans la communauté haalpulaar du village de Djéwol (Mauritanie) un groupe marginal nommé coolooji (sing. coolo, contestataires sociaux) qui excelle par ses comportements excessifs. Ces derniers sont sources de méfiance et de mépris de la part de certains villageois, mais également de complicité et d’admiration par d’autres en raison de leurs véritables talents de chanteurs, même si le caractère agressif de leurs chants est souvent source de tensions et de conflits. Dans ma communication, je propose d’analyser les chants et le comportement agressifs du groupe marginal des coolooji. Je m’intéresserai à deux groupes de coolo opérant dans deux registres différents leur cooloyagal (fonction du coolo). Il s'agit du cupurta (plur. cupurteeɓe, maître coolo qui ne se réfère qu'aux traditions anciennes) et d’almuudo ngay (plur. Almuɓɓe ngay, ancien étudiant du Coran, mais ne respectant plus les règles de la religion). Je tenterai alors de montrer comment ces deux personnages, en contestant les normes et valeurs sociales qui prédominent au sein de la communauté haalpulaar et musulmane du village, arrivent à créer des situations inédites de conflits dont ils tirent largement profit. Je mobiliserai plus particulièrement deux types de chants utilisés par les coolooji à savoir : les chants de ƴattooje (injures), et des chants de Jennooje (médisances) pour montrer que le caractère agressif de ces chants ne laisse aucun villageois indifférent. [less ▲]

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See detail«Apprentissage de la parenté à plaisanterie chez les enfants haalpulaar du village de Djéwol (Mauritanie) à travers le jeu de pabbondiral ».
Sow, Aboubakry ULiege

Conference (2018, April 17)

Il existe un rituel de la plaisanterie chez les haalpulaar'en du village de Djéwol (Mauritanie) qui se nomme denɗiraagal (parenté à plaisanterie). Le denɗiraagal est utilisé pour raffermir les liens de ... [more ▼]

Il existe un rituel de la plaisanterie chez les haalpulaar'en du village de Djéwol (Mauritanie) qui se nomme denɗiraagal (parenté à plaisanterie). Le denɗiraagal est utilisé pour raffermir les liens de parenté ou de voisinage mais aussi il sert de canal par lequel beaucoup de problèmes sont réglés de façon pacifique. Parmi les différentes techniques d'apprentissage du denɗiraagal, il existe une technique particulière appelée pabbondiral réservée aux enfants dès leur plus jeune âge permettant l'apprentissage de la parenté à plaisanterie. Ainsi, le jeu de pabbondiral consiste pour les deux enfants (seul l'âge des enfants est pris en compte et pas le sexe), d'être debout l'un en face de l'autre (en présence des parents, ou adultes), et chacun à tour de rôle, compare un supposé défaut physique de celui qui est devant lui, à quelque chose qui pourrait susciter le rire. Souvent, le discours sur la partie du corps choisie par hasard et censée être la cible du pabbondiral n'a rien avoir avec la réalité. L'expérience que l'enfant aurait acquise du jeu de pabbondiral, crée chez lui une capacité à mémoriser des formules apprises, lui permettant par sa seule imagination d'improviser un discours sur les défauts physiques de l'autre, qui vont faire rire les gens présents. Dans ce qui suit, j'interrogerai le rôle que jouent les enfants dans la construction et la pratique de la parenté à plaisanterie. Comment le jeu de pabbondiral favorise-t-il l'apprentissage précoce de la parenté à plaisanterie chez les enfants haalpulaar ? [less ▲]

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See detailPratique du Denɗiraagal ou parenté à plaisanterie dans le village de Djéwol (Mauritanie) : Enjeux et perspectives.
Sow, Aboubakry ULiege

Conference (2017, October 25)

Le Denɗiraagal (en langue pulaar), Kulangoraxu (en soninké), Sinankunya (en bambara), Rakiré (en mossi), Kal (en wolof) ou parenté à plaisanterie est un type de relations particulièrement répandu en ... [more ▼]

Le Denɗiraagal (en langue pulaar), Kulangoraxu (en soninké), Sinankunya (en bambara), Rakiré (en mossi), Kal (en wolof) ou parenté à plaisanterie est un type de relations particulièrement répandu en Afrique de l'Ouest, et qui se caractérise par des échanges (de moquerie, d'entre-aide et de bienveillance) entre individus, communautés ou groupes sociaux, basés sur un pacte préalablement contracté par de lointains ancêtres. Chez les haalpulaar du village de Djéwol (Mauritanie), il existe deux types de Denɗiraagal: celui qui est interne à la communauté et celui qui est externe à la communauté. Ainsi, le Yano (procédé permettant d'activer ou de désactiver la parenté à plaisanterie déjà existante) peut se manifester à travers diverses expressions (verbales, gestuelles, faciales, sonores, etc.) servant à interpeller un parent à plaisanterie. En même temps, le yano apparaît comme un outil favorisant la création d’une nouvelle parenté à plaisanterie entre individus consentants. Dans ce qui suit, je tenterai d’abord de donner les différentes définitions du Denɗiraagal en milieu haalpulaar. Ensuite, j’aborderai la question de l’emploi des multiples techniques du yano et le fijirde denɗiraaɓe, qui proscrit toute bagarre en présence d’un parent à plaisanterie. Enfin, je mettrai en lumière le rôle que pourrait jouer le yano dans le cadre des tentatives de résolution des conflits fratricides qui déchirent encore aujourd'hui le continent africain. [less ▲]

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See detailMusique et plaisanterie. Ethnographie de trois groupes sociaux (coolooji, ñeeñɓe et mbiruuji) à Djéwol (Mauritanie)
Sow, Aboubakry ULiege

Doctoral thesis (2017)

The village of Djéwol (Mauritania) is located on the right bank of the Sénégal river and its' population is estimated to approximately 9000 inhabitants that are split to two communities, the Haalpulaar ... [more ▼]

The village of Djéwol (Mauritania) is located on the right bank of the Sénégal river and its' population is estimated to approximately 9000 inhabitants that are split to two communities, the Haalpulaar and the Soninké who are organinized into hierarchies. Straddling on both communities are the ñeeñɓe (social mediators) and the riimayɓe (servants), who are the main producers and actors of music. Although sometimes they declare themselves to be Haalpulaar, other times, they call themselves Soninké, mainly because of bilingualism and versatility of their music. For this reason, the ñeeñɓe and riimayɓe are conveyed to all manifestations and festivities that punctuate the life of the village. On such occasions, other genres of music are also played by coolooji (social protesters) and the mbiruuji (fighters), both of these being marginal subclasses who are constantly in conflict with the ñeeñɓe. Based on my position of researcher/musian/haalpulaar/dimo (noble) originating from this village and on my personal journey, while using a reflexive method, I will question the rôle and the place in the society of the three actors previously mentioned : The coolooji, the ñeeñɓe and the mbiruuji. Starting with an ethnological description and an anthropological analysis of the different operating modes of yano (pleasantry procedure) – which allow the denɗiraagal (similar to pleasantry) to be set into motion or not – in their articulation of music, it will be a matter of asking ourselves in which way the the coolooji, the ñeeñɓe and the mbiruuji define themselves and contribute to defining others through yano and music. Thus, the first part of this thesis suggests, beyond the presentation of the historical and social context of the community and Djéwol village, adopting a synoptic perspective on the Haalpulaar and Soninké music of the region near the Sénégal river. The second part, however, will focus on the origin of the different types of relations in jiidugal (kin) and of denɗiraagal (related of pleasantry) which proceed by using the yano, as well as the musical art associated with the later. Finally, the last part will be dedicated to analyzing the interactions, conflicting or not, as well as the absence of interactions between the coolooji, the ñeeñɓe and the mbiruuji while highlighting the similarities and the differences between these three significant figures. In conclusion, the situation will be analyzed in the light of the contemporary reconfigurations and of the evolution of the bounds tied between the denɗiraagal and the surrounding social networks. Le village de Djéwol (Mauritanie) se situe sur la rive droite du fleuve Sénégal et compte aujourd’hui 9000 habitants se répartissant en deux communautés, haalpulaar et soninké, fortement hiérarchisées en leur sein. À cheval sur les deux communautés, se trouvent les ñeeñɓe (médiateurs sociaux) et les riimayɓe (serviteurs) qui sont les principaux producteurs et acteurs de musique. Ceux-ci se déclarent tantôt haalpulaar tantôt soninké, notamment en raison de leur bilinguisme et de la polyvalence de leurs musiques. À ce titre, les ñeeñɓe et les riimayɓe sont conviés à toutes les manifestations et festivités qui rythment la vie du village. En ces occasions, d’autres genres de musiques sont également pratiqués par les coolooji (contestataires sociaux) et les mbiruuji (lutteurs), deux « sous-groupes marginaux » qui sont constamment en conflit avec les ñeeñɓe. En m’appuyant, de manière réflexive, sur ma position de chercheur/musicien/haalpulaar/dimo (noble) originaire du village et sur mon parcours, j’interrogerai le rôle et la place dans la société de trois des acteurs mentionnés : les coolooji, les ñeeñɓe et les mbiruuji. À partir de la description ethnographique et de l’analyse anthropologique des divers modes opératoires du yano (procédé de plaisanterie) – qui permettent d’activer ou de désactiver le denɗiraagal, parenté à plaisanterie – dans leur articulation avec la musique, il s’agira de se demander de quelle manière les coolooji, les ñeeñɓe et les mbiruuji se définissent et contribuent à définir autrui à travers le yano et la musique. Ainsi, la première partie de cette thèse proposera, au-delà de la présentation du contexte historique et social de la commune et du village de Djéwol, un regard synoptique sur les musiques haalpulaar et soninké de la région du fleuve Sénégal. La deuxième partie s’intéressera quant à elle à l’origine des différents types de parenté jiidugal (parenté) et de denɗiraagal (parenté à plaisanterie) procédant par le yano, ainsi qu’à l’art musical associé à ce dernier. Enfin, la dernière partie, consacrée à l’analyse des interactions, conflictuelles ou non, et de l’absence d’interactions entre les coolooji, les ñeeñɓe, et les mbiruuji, mettra en évidence les similitudes et les différences entre ces trois figures. La situation sera finalement analysée à la lumière des reconfigurations contemporaines et de l’évolution des liens de denɗiraagal sur les réseaux sociaux. [less ▲]

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