References of "Claisse, Frédéric"
     in
Bookmark and Share    
See detailAgent double : du recours au récit dans l'administration de l'anticipation
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2019, May 13)

Detailed reference viewed: 21 (1 ULiège)
Full Text
Peer Reviewed
See detailLa fiction contemporaine face à ses pouvoirs
Bertrand, Jean-Pierre ULiege; Claisse, Frédéric ULiege; Huppe, Justine ULiege

in COnTEXTES: Revue de Sociologie de la Littérature (2019), (22),

Detailed reference viewed: 24 (0 ULiège)
Full Text
Peer Reviewed
See detailOpus et modus operandi : agirs spécifiques et pouvoirs impropres de la littérature contemporaine (vue par elle-même)
Bertrand, Jean-Pierre ULiege; Huppe, Justine ULiege; Claisse, Frédéric ULiege

in COnTEXTES: Revue de Sociologie de la Littérature (2019), 22

Introduction au dossier "La fiction contemporaine face à ses pouvoirs", publié dans la revue COnTEXTES (n° 22, 2019), l'article tente de poser les contours d'une littérature "agentive", soucieuse de ses ... [more ▼]

Introduction au dossier "La fiction contemporaine face à ses pouvoirs", publié dans la revue COnTEXTES (n° 22, 2019), l'article tente de poser les contours d'une littérature "agentive", soucieuse de ses effets sur le monde, en portant attention à la manière dont la fiction littéraire contemporaine inscrit ces questions (et notamment celle de sa portée et de son efficacité) dans son fonctionnement. [less ▲]

Detailed reference viewed: 22 (0 ULiège)
Full Text
Peer Reviewed
See detailFictions et (non-)fictions d'enquête: un modèle de saisie pour les mondes contemporains
Claisse, Frédéric ULiege

in COnTEXTES: Revue de Sociologie de la Littérature (2019), 22

In an approach inspired by the sociology of Howard S. Becker, the paper questions the cognitive significance of three works of nonfiction (The Lifespan of a Fact, by John D’Agata and Jim Fingal ;6/5, by ... [more ▼]

In an approach inspired by the sociology of Howard S. Becker, the paper questions the cognitive significance of three works of nonfiction (The Lifespan of a Fact, by John D’Agata and Jim Fingal ;6/5, by Alexandre Laumonier ; Somaland, by Eric Chauvier), characterized by the centrality they give to inquiry both as an engine for narrative and as a form of knowledge. It builds the structure of an ideal-type that accounts for these works’ project of capturing the contemporary world: constant overflowing of the investigator by uncertainty and opacity, contamination of reality by fiction, increased reflexivity of the process of inquiry. Taking advantage of a hybrid framing that maintains strong constraints of documentary cross-matching while multiplying “impressions of fiction”, the texts studied here invent literary devices that are adjusted to their scope. These features make them good discussion partners for social sciences, opening up new perspectives for writing and exchanges with (non)fiction as an instrument of knowledge. [less ▲]

Detailed reference viewed: 23 (1 ULiège)
Peer Reviewed
See detailAn Archaeology of Mindhunting: Portraits of the Serial Profiler as a Figure of Reflexivity
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2018, August 31)

In the year 2017, two television series focused on pivotal moments in criminal psychology. In Mindhunter (Netflix), two pioneering agents from the FBI’s Behavioral Science Unit introduce new approaches to ... [more ▼]

In the year 2017, two television series focused on pivotal moments in criminal psychology. In Mindhunter (Netflix), two pioneering agents from the FBI’s Behavioral Science Unit introduce new approaches to an emerging form of crime that defied categorisation, becoming the first “profilers” of “serial killers”. In Manhunt: Unabomber (Discovery Channel), another FBI agent develops a groundbreaking method of investigation based on idiolectal discursive patterns as revealed in the Unabomber’s Manifesto and correspondence, ultimately leading to the identification and capture of Theodore Kaczynski. Inspired by real people and events, the two series depict the heroic struggle of curious and unprejudiced police agents who face doubt and criticism, before eventually causing radical paradigm shifts. If their account of criminological innovation is unsurprisingly whiggish, the prominent role given to social sciences in both series is less conventional: disciplines such as comparative linguistics, critical theory or sociology of the deviance are not only instrumental in solving the crimes, but described as science in-the-making, showcased for their ability to make a difference in the world. Besides, as both series build upon previous representations of the profiler/serial-killer couple in popular fiction, they function as an archaeology of the genre itself. To what extent does this reflexive character of the shows can be compared to STS description practises? What do the series have to say about the role of language – recognized as a means of influence, used by the serial killers as well as by the investigators who resort to the same manipulative techniques to get information? [less ▲]

Detailed reference viewed: 29 (0 ULiège)
Full Text
Peer Reviewed
See detailZones blanches et lieux communs : Bruce Bégout, Éric Chauvier et Philippe Vasset, explorateurs périrubains
Huppe, Justine ULiege; Claisse, Frédéric ULiege

in Revue Critique de Fixxion Française Contemporaine (2018), 16

À rebours des signataires du “Manifeste pour une littérature-monde en français” (2007), qui saluaient le retour d’une littérature ayant renoué, après la chute des idéologies, avec le goût du lointain et ... [more ▼]

À rebours des signataires du “Manifeste pour une littérature-monde en français” (2007), qui saluaient le retour d’une littérature ayant renoué, après la chute des idéologies, avec le goût du lointain et la transparence du récit, d'autres, à l'instar de Camille de Toledo, tendent à penser que l'ailleurs s'est dissous dans la mondialisation, le quadrillage des espaces et la normalisation du consumérisme. Pour les écrivains qui font ce constat, c'est paradoxalement l'urbain qui fait souvent figure d'ailleurs à investir. Territoires relégués aux marges des villes dont ils radicalisent et dénudent les logiques, les “non-lieux” (motels, friches urbaines, banlieues pavillonnaires) sont traversés de tensions (rationalité, excès, banalité, étrangeté) qui les rendent propices au récit et au renouvellement des dispositifs d’enquête. Ce sont les modalités de ces explorations “périurbaines” que l'article se propose d'étudier chez trois auteurs : Bruce Bégout, Éric Chauvier et Philippe Vasset. [less ▲]

Detailed reference viewed: 43 (3 ULiège)
See detailNouveaux voyages autour de ma chambre : non-fictions domestiques et contraintes de recoupement documentaire chez T. Clerc et O. Hodasava
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2018, May 03)

Intérieur de Thomas Clerc (Gallimard/L’Arbalète, 2013) et Éclats d’Amérique : chroniques d’un voyage virtuel d’Olivier Hodasava (Inculte, 2014) proposent deux versions opposées du voyage immobile, autour ... [more ▼]

Intérieur de Thomas Clerc (Gallimard/L’Arbalète, 2013) et Éclats d’Amérique : chroniques d’un voyage virtuel d’Olivier Hodasava (Inculte, 2014) proposent deux versions opposées du voyage immobile, autour de sa chambre et sans sortir de chez soi. À l’exploration monomaniaque par T. Clerc, pièce à pièce, de son appartement de 50 mètres carrés du dixième arrondissement de Paris – sidérante entreprise de muséographie de soi, aboutissement d’une « passion pour les monuments personnels » d’un écrivain se qualifiant de « post-conceptuel » –, répond le projet de visite des États-Unis d’Amérique, à travers les images capturées par les caméras de Google Street View, qu’O. Hodasava transforme en autant de micro-fictions et d’amorces de récit, donnant à son narrateur des interlocuteurs imaginaires rencontrés dans les zones périurbaines, espaces pauvres et autres « endroits de peu » où s’accroche son errance. D’un côté, démultiplication de l’espace intérieur, dans la tradition inaugurée par X. de Maistre et poursuivie par J-K. Huysmans ; de l’autre, annulation de l’espace par le branchement, sur d’autres points du réseau, d’un « ici-maintenant » déterritorialisé. Deux manières d’annuler le déplacement sans pour autant renoncer à participer au monde – la visite de l’appartement de T. Clerc s’ouvrant sur les multiples cadres sociaux, amoureux, professionnels qui, dans leur archivage même, forment la maille serrée de son existence. S’il sature la description des lieux de références littéraires (de Poe et Balzac aux amis G. Dustan et E. Levé), c’est pourtant O. Hodasava qui, en brouillant les frontières entre le local et le global, se rapproche peut-être le plus du rêve de des Esseintes d’une échappée esthétique par l’imagination et la fiction depuis sa chaise transformée en moyen de transport. Ce sont ces stratégies de mise en tension du dedans et du dehors, du privé et du public, du fictionnel et du documentaire, que nous nous proposons d’analyser dans cette communication. En particulier, nous examinerons comment chaque texte tolère la levée des contraintes de recoupement qui, selon O. Caïra (Définir la fiction, 2011), caractérise la manière dont nous reconnaissons qu’un cadre de communication relève de la fiction. Nous ferons l’hypothèse que la difficulté récurrente à définir les non-fictions (particulièrement les creative non fictions), tient à la manière dont, pour chaque dispositif singulier, sont renégociées ces contraintes en tant que principes de composition. La relation mimétique que prétendent conserver ces textes se double en effet d’un caractère axiomatique plus ou moins marqué. Sur ce plan, les stratégies à l’œuvre dans Intérieur et Éclats d’Amérique se montrent réversibles : T. Clerc s’est ainsi livré, avec Nouit (Éditions MIX, coll. « Fiction à l’œuvre », 2009), à un exercice d’imagination narrative autour d’une photographie de Jeff Wall. Le document opère donc chez ces deux auteurs, au sein d’un espace régulé, comme embrayeur de fiction, et cette dernière comme modèle cognitif pour une description ajustée à un objectif de saisie du monde contemporain. [less ▲]

Detailed reference viewed: 26 (2 ULiège)
See detailTruth at Risk? Risking Science in a Post-Truth Age
Van Oudheusden, Michiel ULiege; Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2018, March 26)

Present-day industrial, high-tech societies thrive on the production of knowledge and through science- and technology-driven innovation. Their foundations are challenged through multiple and unexpected ... [more ▼]

Present-day industrial, high-tech societies thrive on the production of knowledge and through science- and technology-driven innovation. Their foundations are challenged through multiple and unexpected failures, such as disasters and accidents that are built into societies’ complex and tightly-knit sociotechnical systems. These failures unfold with a crisis of modern-day structures, as governments cannot democratically control important innovations and scientific knowledge itself is at risk. Arguably, these developments have spurred a rise of populism in present-day politics and the emergence of “alternative facts” that defy expert accounts and official information. Taking these reflections as its entry point, this paper critically considers the status and role of scientific knowledge in our “post-truth” era. Building on debates within sociology of science, it argues that new manifestations of “truth” and “fact” can urge scientists to reflexively consider their roles and responsibilities in the post-truth era and the current crisis in democracy. It illustrates how some scientists presently engage with these challenges: by publicly acknowledging the inherent uncertainties and ambiguities in scientific practice; by conceiving of, and performing, science as storytelling; by valuing failure and even ignorance; and by proactively engaging with nonexperts and non-expert knowledge. [less ▲]

Detailed reference viewed: 37 (6 ULiège)
Full Text
See detailAnticiper les changements technologiques pour ne plus les subir
Delvenne, Pierre ULiege; Charlier, Nathan ULiege; Chefneux, Luc et al

Article for general public (2018)

Carte blanche pour l'instauration en Wallonie d'un "Institut d'évaluation des technologies" : allons-nous encore nous contenter de subir les développements technologiques ou allons-nous choisir de les ... [more ▼]

Carte blanche pour l'instauration en Wallonie d'un "Institut d'évaluation des technologies" : allons-nous encore nous contenter de subir les développements technologiques ou allons-nous choisir de les débattre, les questionner et participer de manière concertée à orienter leur trajectoire ? [less ▲]

Detailed reference viewed: 130 (33 ULiège)
See detailParler le langage de l'ennemi: la revue TINA contre le storytelling
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2017, September 29)

Dans le sillage des analyses de C. Salmon (2007), le storytelling est devenu, en France, un terme repoussoir utilisé pour dénoncer des techniques nouvelles de communication politique, de marketing ou de ... [more ▼]

Dans le sillage des analyses de C. Salmon (2007), le storytelling est devenu, en France, un terme repoussoir utilisé pour dénoncer des techniques nouvelles de communication politique, de marketing ou de gestion des organisations, qui adoptent la forme du récit à des fins explicites d’influence ou de manipulation. Cette mobilisation de « l’art de raconter des histoires » dans des contextes extra-littéraires n’a pas manqué de faire réagir certains écrivains, inquiets de cette concurrence illégitime sur leur propre terrain. En donnant un nom à « l’ennemi », l’essai de Salmon a ainsi eu pour effet de rendre disponible un nouveau répertoire critique et d’ouvrir à de nouveaux questionnements quant aux pouvoirs que pourrait opposer la littérature à cette emprise de la logique marchande, véritable « hold-up sur l’imaginaire ». Cette réaffirmation de la littérature passe par la promotion de la singularité de son rapport au récit et au langage contre leur dévoiement et leur instrumentalisation par le néolibéralisme. Le mouvement critique s’opère à deux niveaux au moins. D’une part, face à l’inauthenticité du langage du storytelling, l’écriture poétique, déjà profondément renouvelée dans ses modes d’expression depuis les années 1990 (Espitallier, 2011), a encore multiplié la production d’ « objets littéraires non identifiés ». Ces derniers, que C. Hanna théorise sous le nom de « dispositifs » (2010), sont caractérisés par un niveau élevé d’expérimentation, dans des formes et des formats qui investissent souvent ou détournent le « langage de l’ennemi » (pour reprendre l’expression de J-C. Masséra), afin de le dynamiter de l’intérieur (E. Arlix, Y. Pagès, H. Jallon). D’autre part, face à l’impuissance dans laquelle nous laissent les récits dominants, le pouvoir qu’ont les récits d’affecter les individus et les collectifs peut être utilisé à des fins d’émancipation, dans une logique « contre-fictionnelle » (Citton, 2010 ; Revue Multitudes 2012), qui mobilise le « pouvoir de scénarisation » afin de revendiquer notre imaginaire captif. En huit numéros publiés entre 2008 et 2011, la revue de « Littératures » TINA a été un laboratoire où ont convergé ces deux formes de critique, artiste et sociale, du storytelling (et plus largement du néolibéralisme dont il est indissociable). C’est ce corpus que nous nous proposons d’analyser dans cette communication. Contre le double constat d’une « désertification de l’espace littéraire » (éditorial du numéro 1) et d’une certaine désaffection de l’extrême-gauche pour la littérature (Quintane, 2014), TINA a renoué avec une conception exigeante de la littérature comme « lieu de tous les savoirs » et de la fiction comme territoire à part entière où explorer des enjeux politiques et sociaux. Sous quelles formes cette convergence entre création littéraire et critique des mondes contemporains s’est-elle manifestée ? Quel jeu de prises ou d’arguments peut-on dégager des nombreux dispositifs expérimentés par la revue, entre la première partie, explicitement fictionnelle, de chaque numéro, et la seconde, centrée sur des « dossiers » (« territoires », « capitalismes », « argent », « Gender surprise », etc.) ? Enfin, quels acteurs (écrivains, artistes, philosophes, sociologues) ont participé à cette aventure qui marque aussi, sous une forme atténuée, le retour d’une certaine logique collective défensive, générationnelle ou groupale (également perceptible au sein du collectif Inculte), dans un champ littéraire de plus en plus menacé dans son autonomie. [less ▲]

Detailed reference viewed: 57 (4 ULiège)
See detail‘Once Upon A Time’ ou le contrôle de la narration
Claisse, Frédéric ULiege; Huppe, Justine ULiege

E-print/Working paper (2017)

Ce billet de blog analyse les liens entre "ELIPSIA", une série de court-métrages réalisée par Frédéric DARRAS entre 2012 et 2016, et le projet de recherche STORYFIC, consacré aux effets du storytelling ... [more ▼]

Ce billet de blog analyse les liens entre "ELIPSIA", une série de court-métrages réalisée par Frédéric DARRAS entre 2012 et 2016, et le projet de recherche STORYFIC, consacré aux effets du storytelling sur l'écriture de fiction contemporaine, et plus particulièrement aux pouvoirs de la fiction. Après avoir décrit les enjeux posés par la série, l'article développe une série de parallèles avec les préoccupations d'auteurs français contemporains (C. Delaume, C. de Toledo, P. Vasset, A. Damasio), qui nourrissent le même rapport ambivalent à la fiction: à la fois dénoncée pour son emprise sur nos existences et son caractère aliénant, mais aussi valorisée pour ses promesses de réappropriation et d'émancipation. [less ▲]

Detailed reference viewed: 63 (1 ULiège)
See detailVrai, faux, non-fictif : l’essai comme saisie des mondes contemporains
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2017, May 04)

Detailed reference viewed: 27 (4 ULiège)
See detailIntroduction aux doctrines et aux idées politiques: une approche structurale
Claisse, Frédéric ULiege; Counet, Maxime ULiege; Verjans, Pierre ULiege

Book published by De Boeck Supérieur (2017)

Comment s’articulent les grandes doctrines et idées politiques ? En quoi des auteurs comme Machiavel ou La Boétie peuvent-ils nous aider à comprendre l’exercice du pouvoir et la résistance à la domination ... [more ▼]

Comment s’articulent les grandes doctrines et idées politiques ? En quoi des auteurs comme Machiavel ou La Boétie peuvent-ils nous aider à comprendre l’exercice du pouvoir et la résistance à la domination ? Quels sont les clivages qui constituent la toile de fond de la vie politique ? De Bodin à Maurras et Renan, de Condorcet à Sen, de Montesquieu à Hayek et de Marx à Rawls et Piketty, en passant par Hobbes, Locke et Bossuet, les grands auteurs ont apporté des réponses à quatre questions fondamentales auxquelles toute société se trouve confrontée : Qui sommes-nous ? Pourquoi vivons-nous ensemble ? Comment produisons-nous ? Comment distribuons-nous nos richesses ? Ces réponses continuent d’influencer en profondeur les débats politiques. Plutôt que de présenter les doctrines politiques en familles idéologiques homogènes (libéralisme, socialisme, conservatisme), cet ouvrage met en évidence les unités de base qui sous-tendent les principaux énoncés politiques, quelle que soit l’étiquette sous laquelle ils circulent. Fruit de nombreuses années d’analyse et d’enseignement, ce manuel offre un point de vue original sur les doctrines et idées politiques, à travers une approche structurale qui insiste sur les jeux d’oppositions et de priorités, tout en passant en revue des œuvres fondatrices de notre imaginaire politique. Pour les étudiants, qui trouveront dans cet ouvrage une introduction aux doctrines et idées politiques, ainsi qu’une approche analytique des grands auteurs. Pour les citoyens, à qui il fournira des ressources pour mieux s’orienter parmi les positionnements politiques et en comprendre la logique. [less ▲]

Detailed reference viewed: 206 (30 ULiège)
See detailLe patriotisme économique : nationalisme banal et communauté imaginée
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2017, April 03)

Revenant sur les appels à la « fierté collective », au « patriotisme économique » et au « nationalisme d’ouverture » réitérés par les derniers Ministres-Présidents à la tête de la Wallonie, la ... [more ▼]

Revenant sur les appels à la « fierté collective », au « patriotisme économique » et au « nationalisme d’ouverture » réitérés par les derniers Ministres-Présidents à la tête de la Wallonie, la communication s’attache à montrer comment ces tentatives de revitalisation d’un sentiment d’attachement identitaire, tout en relevant des manifestations du « nationalisme banal » (M. Billig), entretiennent le déficit d’imaginaire régional, réduit au développement de la « marque Wallonie » et de sa promotion auprès de ses habitants et des investisseurs. L’insistance sur la seule valeur économique et instrumentale de la communauté, visant à améliorer la compétitivité de la région sur son marché global et intérieur, fait d’autant mieux ressortir, par contraste, la dimension narrative sous-jacente à l’imagination nationaliste, particulièrement mise en évidence dans la nouvelle économie de l’enrichissement (L. Boltanski et A. Esquerre), fondée sur la patrimonialisation et l’exploitation du passé comme gisement de valeur. Du croisement des deux axes ainsi dégagés (nationalisme de faible ou forte intensité ; recours plus ou moins appuyé au storytelling), émerge une conception élargie du nationalisme, qui en fait apparaître de nouvelles modalités et permet d’ouvrir à une autre compréhension de doctrines comme le national-libéralisme ou le projet post-national. Dans la continuité des observations de M. Billig, notre cadre d'analyse structurale tend à faire des mouvements nationalistes (au sens le plus courant du terme dans l’analyse politique) un simple cas particulier parmi d’autres modes de participation plus ordinaires, infra-conscientes et naturalisées, à la communauté nationale. [less ▲]

Detailed reference viewed: 56 (1 ULiège)
Full Text
Peer Reviewed
See detailZones de défection temporaire. Refigurations de Bartleby et de des Esseintes dans quelques romans contemporains
Claisse, Frédéric ULiege; Huppe, Justine ULiege

in TRANS: Revue de Littérature Générale et Comparée (2016), 20

Concerned by the exploitation of narrative and fiction for commercial or strategic purposes, many writers and observers wonder what power literature still has today, when the logic of capitalism took over ... [more ▼]

Concerned by the exploitation of narrative and fiction for commercial or strategic purposes, many writers and observers wonder what power literature still has today, when the logic of capitalism took over its tools and seems always one step ahead of its critical potentialities. To use Albert Hirschman’s terminology, if the possibilities of voice seem exhausted, can the same be said of the exit strategy, in a networked world precisely fortified by the constant injunction to freedom and autonomy? Moving the issue to the field of the novel, our contribution focuses on some contemporary characters’ wish to withdraw (geeks, secluded artists, autonomous activists, hermits of the virtual age, etc.), compared to emblematic literary figures of exit in the XIXth century (des Esseintes, Bartleby, Oblomov, Emma Bovary), so as to measure the changes that affected the very space of possibilities of exit, and their consequences for forms of resistance in literature. [less ▲]

Detailed reference viewed: 39 (6 ULiège)
See detail"I, Robo-Writer”: Imaginaries of Narrative in the Age of Data Storytelling
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2016, October 13)

While it is too early to speak of a “narrative turn” in Big Data, recent developments in automated storytelling technologies have contributed to renew the rhetoric of fears and promises in this domain. In ... [more ▼]

While it is too early to speak of a “narrative turn” in Big Data, recent developments in automated storytelling technologies have contributed to renew the rhetoric of fears and promises in this domain. In January 2015, an announcement made by Associated Press that corporate earnings stories will be automated raised concerns that journalism could be the next “disappearing job”. A year later, Qlik, a software company within the field of Business Intelligence management, partnered with Narrative Science, a disruptive company that uses “advanced natural language platform” to generate stories “hidden” in the data, rendering manual analysis almost obsolete. Interestingly, algorithm and storytelling play an equal part in these sociotechnical imaginaries – narratives are even described as full-fledged technologies per se, with a sensemaking potential only enhanced by automation. It is reasonable to think that these advances would not have been possible without the amount of knowledge about storytelling slowly built up in the humanities, especially in a domain such as narratology, which considered stories as formal, combinatory structures long before software tools could identify and recode their basic grammatical components. In this paper, we propose to reverse the premises of the relation between narrative and technology, by exploring the imaginaries of storytelling as a technology revived by technology. On the one hand, the rediscovery of storytelling by knowledge management is in line with an established trend in using stories as a means of influence in non-literary areas such as advertising, public relations or human resources. But on the other hand, as literature always paid attention to technological evolution, it has much in common with historical (cut-up, constrained writing) as well as more recent literary possibilities offered by automation. [less ▲]

Detailed reference viewed: 44 (2 ULiège)
See detail« Comment le réel a déjoué mes plans » : de quelques romans contemporains sur l’emprise par le récit
Claisse, Frédéric ULiege; Huppe, Justine ULiege

Conference (2016, June 23)

L’un des mérites paradoxaux des pratiques de storytelling, que C. Salmon a contribué à faire connaître au public francophone, réside dans le crédit dont bénéficie aujourd’hui l’idée de pouvoir du récit ... [more ▼]

L’un des mérites paradoxaux des pratiques de storytelling, que C. Salmon a contribué à faire connaître au public francophone, réside dans le crédit dont bénéficie aujourd’hui l’idée de pouvoir du récit. Cette idée place les producteurs littéraires dans une position ambivalente : perçu, d’un côté, comme une menace à leur autonomie et une atteinte au capital fictionnel dont ils sont les dépositaires légitimes, cet « art de raconter des histoires » est aussi une arme à détourner dans une entreprise de guérilla contre-narrative, voire un moyen pour la littérature de reconquérir ses pouvoirs premiers. Dans cette logique d’affrontement, on s’est cependant peu soucié, au fond, de ce que les fictions littéraires elles-mêmes avaient à dire sur le sujet : s’il est vrai que le récit est une prise sur le monde et un moyen d’emprise sur autrui, comment prennent-elles en charge ces situations ? La diffusion tant des pratiques de storytelling que de leur dénonciation ne pouvait rester sans effet sur la production littéraire. Or, le pouvoir du récit est aujourd’hui un thème régulièrement frayé par les romanciers, dans une série de textes qui présentent des convergences remarquables du point de vue des situations qu’ils décrivent. Dans Un Roman russe (2007), Emmanuel Carrère voit sa vie bouleversée pour avoir publié un récit érotique adressé à la femme qu’il aimait, décrivant les réactions de celle-ci à la lecture de son texte lors d’un voyage en train programmé par le narrateur. La même tentation démiurgique de (re)construction de la réalité par le récit habite le héros du triptyque d’Antoine Bello (Les Falsificateurs 2007 ; Les Éclaireurs 2009 ; Les Producteurs 2015), recruté par une organisation secrète, le Consortium de Falsification de la Réalité, pour laquelle il récrit littéralement l’histoire en falsifiant des archives sur la base de scénarios qui finiront par échapper à leurs créateurs, déclenchant une crise de conscience lorsque le héros découvre qu’Al-Qaïda est en réalité le produit d’une saga scénaristique qui a mal tourné. Dans La Revanche de Kevin (2015), Iegor Gran fait preuve de la même cruauté à l’égard de son protagoniste : pour dénoncer les faux-semblants du monde littéraire, Kevin H. fait lui-même œuvre d'imposture, et finit piégé par ses propres mystifications. Karoo de Steve Tesich (1998), devenu depuis sa traduction française en 2012 un véritable phénomène littéraire, participe des mêmes ressorts narratifs : écrivain raté, incapable de s’enivrer comme de montrer son affection à son fils, Saul « Doc » Karoo parachève sa propre destruction en appliquant à son existence les mêmes recettes qu’il inflige aux mauvais scénarios que Hollywood lui demande de récrire. Dans chacun de ces textes, le protagoniste peut faire siens les mots de Carrère au sujet de son récit censé « faire effraction dans le réel »: « le réel a déjoué mes plans ». Avec leurs personnages-scénaristes, mauvais démiurges châtiés par un réel plus résistant que leurs tentatives de le scripter, ces romans (d)énoncent cette modalité narrative du pouvoir que Citton appelle scénarisation, ou capacité d’agencer le comportement d’autrui à travers l’acte de narration. Mais il s’agit d’un savoir immanent à ces romans, une connaissance de la fiction sur elle-même, relevant de sa fonction cognitive. Récits conscients de l’emprise du récit, ils engagent une autre forme de réflexivité que celle des romans que la critique anglo-saxonne qualifie de « postmodernes », qui mettaient en scène leur propre fonctionnement romanesque : assumant pleinement leur statut fictionnel, ils ne jouent de la frontière entre réalité et fiction que pour mieux conforter l’idée que la réalité, bien que médiée et construite par les récits, « déborde » sans cesse. S'ils ne s'opposent pas frontalement au « Nouvel Ordre narratif », ces romans thématisent les effets perlocutoires des récits, mais surtout leur insuffisance face à la force de rappel du réel. Notre communication analysera ces dispositifs fictionnels d’un point de vue formel et socio-pragmatique. [less ▲]

Detailed reference viewed: 72 (14 ULiège)
Full Text
See detailLa bêtise au front de taureau: du bullshit considéré comme un des beaux-arts
Claisse, Frédéric ULiege

Article for general public (2016)

Nul n'échappe à la bêtise, surtout pas le monde savant qui fait preuve, en la matière, d'une inventivité inépuisable. Parmi les variétés les plus retorses, l'espèce que les anglo-saxons ... [more ▼]

Nul n'échappe à la bêtise, surtout pas le monde savant qui fait preuve, en la matière, d'une inventivité inépuisable. Parmi les variétés les plus retorses, l'espèce que les anglo-saxons qualifient de bullshit occupe une place de choix. Mais s'il est une chose qui peut faire reculer l'énorme animal au front de taureau, c'est le rire du satiriste... [less ▲]

Detailed reference viewed: 86 (10 ULiège)